Euro 2013: les Bleues sans pression

Posté le 26.10.2011 à 10h17

La France affrontera l’Israël ce mercredi soir à Troyes, à l’occasion de la 4ème journée des éliminatoires de l’Euro 2013.

Les Bleues s’apprêtent à poursuivre leur série victorieuse – 3 victoires en 3 journées -, avec le souci de rester exigeantes en pensant aux JO de Londres l’été prochain.

Avec neuf points, une place de leader du groupe 4, 12 buts inscrits et seulement deux encaissés, difficile de faire la fine bouche, et pourtant, les Bleues n’ont pas encore réussi à totalement se libérer.

Samedi, à Llanelli, elles ont ainsi mis 41 minutes à égaliser contre le pays de Galles qui avait ouvert le score dès la première minute, pour ensuite dérouler (score final 4-1 pour les Bleues): « Elles ont bien joué le coup, c’est un simple fait de jeu », se défend Gaëtane Thiney. « Et ensuite, on a montré des ressources mentales, on a été patientes ».

Favorites de la poule, les dernières demi-finalistes du Mondial allemand ont donc l’occasion mercredi de profiter de la venue du prétendu plus faible adversaire qu’elles rencontreront pour peaufiner leur jeu, améliorer leur relation technique et gagner en confiance.

Une mission largement à leur portée face à un adversaire qu’elles avaient cartonné 5-0 chez lui en ouverture des qualifications.

L’Allemagne et après

D’autant que Le Sommer et Delie, avec déjà chacune trois buts inscrits en qualifications, semblent dans le bon tempo. Tout comme Thiney, la régionale de l’étape, qui vient d’inscrire un doublé samedi pour porter à 23 son total de buts internationaux: « J’attends ce match avec impatience et j’espère qu’il y aura une bonne ambiance, qu’on produira du beau jeu, souhaite d’ailleurs celle-ci. On est sereines, concentrées. Ma famille aussi sera là, c’est vrai, et, pour moi, ce match aura une saveur particulière ».

Avant la tournée aux Antilles en novembre, la France, dont la qualification à l’Euro ne devrait être qu’une simple formalité, sait qu’elle doit élever son niveau de jeu actuel, en dépit de faibles adversaires, pour figurer aussi bien l’été prochain à Londres lors des jeux Olympiques qu’en juillet en Allemagne lors de la Coupe du monde: « Ce qui a changé depuis le Mondial, c’est que les adversaires nous attendent plus. Ils sont plus en place défensivement et nous laissent peu d’espaces. Ce qui peut brider notre jeu. Il ne faut pas se laisser endormir. Pour s’en sortir, on doit essayer d’aller plus vite, de mettre plus de rythme pour épuiser l’adversaire », propose encore l’attaquante des Bleues.

La bande à Bruno Bini serait donc bien inspirée de commencer à travailler dès maintenant les automatismes qui la feront grandir dans dix mois et pourquoi pas passer un cap supplémentaire.

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