Jiri Jarosik, le bon exemple…

Posté le 20.07.2015 à 15h30

Elu meilleur joueur du Tournoi de la FIFPro, la semaine dernière à Rijnsburg, dans la banlieue d’Amsterdam, le Tchèque Jiri Jarosik donne le bon exemple…

Lorsque l’on a 37 ans, que l’on est passé par des clubs aussi prestigieux que Chelsea, le CSKA Moscou, Birmingham, le Celtic Glasgow, le Real Saragosse ou le Sparta Prague, que l’on a porté, à 23 reprises, le maillot de l’équipe nationale tchèque, on force forcément le respect… D’autant plus, comme Jiri Jarosik, lorsque l’on est simple, sympathique, ouvert aux autres. En gros, qu’on ne la ramène pas, comme on le dit vulgairement.

Lors du Tournoi de la FIFPro, la semaine passée dans la grande banlieue d’Amsterdam, Jarosik avait pris place dans l’équipe mise en place par CAFH, le syndicat de joueurs de son pays, et a montré toute l’étendue de sa classe, au point d’être élu meilleur joueur du tournoi.

En toute logique.

Car à l’instar de tous les joueurs présents, le grand Tchèque (1,96m), milieu de terrain de son état, n’a plus de contrat de travail, ce qui ne devrait plus être bientôt qu’un mauvais souvenir, au regard de ses performances. Alors, plutôt que de rester seul dans son coin, il a rejoint le rassemblement mis en place par son syndicat, histoire de mettre tous les atouts de son côté.

Car Jiri, même s’il est sur la fin de sa carrière, a encore faim de football, faim de victoire, faim de jeu…

Il fallait le voir, lors de la finale contre l’Espagne (syndicat AFE), se multiplier sur le terrain avec l’enthousiasme d’un junior. Il fallait lui le plaisir d’être là et l’espoir de voir l’aventure, sa carrière déjà portant si riche, continuer.

Il ne fallait pas être espagnol, quand à la dernière seconde de la rencontre, alors que la sélection ibérique commençait à fêter sa troisième victoire d’affilée dans le tournoi de la FIFPro, prendre les choses en main, enrouler sa frappe des 20 mètres et ne laisser aucune chance au portier espagnol.

Il fallait aussi le voir, quelques minutes plus tard, alors qu’il avait raté son tir au but, porter toute la misère du monde sur ses épaules, mais vite se ressaisir et encourager les siens. Et sauter de joie quand la victoire a fui l’Espagne…

Même s’il a été six fois champion dans trois pays différents, pour Jiri Jarosik, cette victoire-là, la victoire de joueurs au chômage, était bien la plus belle…

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