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Les quatre dirigeants de l'UNFP s'adressent à vous.
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Cette décision fait, en application des règlement de la CAF, suite au forfait du Togo, dûment qualifié pour l'édition 2010, qui vient de se terminer en Angola.
Par la voix de la Division Afrique de la FIFPro, les footballeurs africains – et avec eux tous les footballeurs du monde – souhaitent manifester leur incompréhension face à une suspension qui frappent les joueurs togolais, au lendemain d'incidents graves (l'attaque de leur bus, la mort de deux membres de leur délégation et les nombreux blessés, victimes d'une violence aveugle), à jamais gravés dans leur mémoire.
Tout le monde sait que les internationaux togolais présents, le 8 janvier dans l'enclave de Cabinda, voulaient, malgré tout, honorer et leur engagement à la CAN et la mémoire de leurs compatriotes si cruellement disparus.
Leur souhait n'a pas été exhaussé par le pouvoir exécutif de leur pays, ingérence que nous ne pouvons que condamner. Leur forfait n'a donc pas été voulu, mais imposé par les politiques et, à ce titre, il convient d'affirmer qu'ils ont déjà été suspendus et privés de leur meilleur moyen d'expression à travers le football et la compétition reine du continent africain.
La décision de la CAF, si elle devait s'appliquer, viendra donc sanctionner d'une double peine sportive une sélection, déjà durement marquée et frappée en son sein.
Mais cette suspension appelle d'autres questions, d'ordre règlementaires celles-là, puisqu'il n'est plus question ici de morale ou de moralité, bien que la règle doive parfois faire place à l'esprit. Ainsi pourquoi la CAF n'a-t-elle pas considéré le forfait du Togo comme étant directement subordonné à l'attaque du bus de sa délégation ? Elle aurait pu, dés lors, invoquer l'article 80 des règlements de la CAN 2010 pour entériner le forfait des Togolais pour cause de force majeure.
Sachant, de surcroît , que les éliminatoires de la CAN correspondent, tous les quatre ans, aux éliminatoires de la Coupe du monde, comment la Fifa va-t-elle pouvoir gérer une situation parfaitement inédite ? Va-t-elle décider, sans n'avoir rien pourtant à reprocher aux footballeurs togolais, de les exclure de la Coupe du monde 2014, puisqu'il semble difficile que le Togo puisse participer, compte tenu de la suspension susdite, aux éliminatoires du mondial brésilien ? Le Togo ne concourra-t-il alors que pour la seule du Coupe du monde, ce qui semble aujourd'hui surréaliste ? La Fifa enverra-t-elle le Togo disputer les éliminatoires sur un autre Continent, au risque de déclencher un mécontentement en chaine ?
Autant de questions aujourd'hui sans réponse.
La Division Afrique de la FIFPro