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Le penalty, que d'aucuns ont trouvé "relativement généreux", offert à Taiwo au bout du temps additionnel, assorti du match nul entre Bordeaux et Lyon, a de fait
considérablement éclairci l'horizon marseillais. Seul Auxerre, à qui il rend visite lors de la 35e journée, paraît susceptible d'ébranler l'édifice de l'OM.
Car c'est bien la solidité d'ensemble qui transpire aujourd'hui de ce groupe. Même ballotté, par Boulogne samedi et par Sochaux trois jours auparavant dans un match remporté également au finish (1-0, 88e), l'OM sait faire le dos rond, tisser sa toile en défense et attendre son heure, là où, voici quelques mois, il aurait encore tenté le diable.
Le coach marseillais, Didier Deschamps, a longtemps pesté en début de saison contre ces matches perdus où son équipe, par manque de lucidité, n'avait pas su sécuriser le match nul. Il peut être satisfait aujourd'hui de la maturité qui l'anime, incarnée par les tauliers de sa défense comme Heinze, Diawara ou Bonnart, qui n'ont pas paniqué et su fermer la boutique.
A l'image de Bordeaux la saison dernière, Marseille se sait sûr de ses fondations. Et possède le mental d'un champion, forgé dans une première partie de saison dans le dur où les désillusions d'un soir ont quasi-systématiquement été effacées le match suivant et nourri du surplus d'expérience apporté par des joueurs qui en ont vu d'autres.
Accélération décisive
La série en cours de 6 victoires consécutives en L1, dont 5 lors des deux dernières semaines où l'OM a rattrapé deux matches, commence d'ailleurs à ressembler furieusement à celle menée par les Girondins au printemps 2009, où ils avaient réussi l'exploit d'enchaîner 11 victoires... Habitué du sprint final, l'OM avait également frôlé le carton plein sur ses 11 dernières rencontres, n'abandonnant qu'un point au Vélodrome devant Toulouse lors de la 34e journée. Cette fois, il n'a plus de concurrent du même tonneau.
Comme il l'a déjà fait auparavant, Deschamps va donc accorder en attendant deux jours de repos à ses hommes, au sortir de cette accélération décisive, qui assure quasiment définitivement la qualification en Ligue des champions, objectif minimum requis par les dirigeants marseillais qui s'étaient déjà déclarés prêts à vendre quelques joueurs pour ne pas mettre en danger le club financièrement.
"Cela s'appelle une carotte, c'est important, même si le bâton n'est jamais très loin", avait prévenu jeudi Deschamps. Surtout après 11 heures de bus dans la nuit de samedi à dimanche, animées au début malgré l'absence de certains "ambianceurs" ayant rejoint Paris notamment pour obligations médiatiques (Diawara, Cissé, Mandanda, Niang, Cheyrou) puis progressivement livrées au repos d'organismes très sollicités ces derniers temps.
Didier Deschamps et Guy Stephan, un duo gagnant installé par Pape Diouf avant son départ de la présidence...