Sylvain Kastendeuch

Poussé par le sens de l'intérêt général, qui a fait de lui un capitaine sur le terrain, se reconnaissant dans les valeurs défendues par le syndicat des joueurs, désireux de défendre ses intérêts de salarié et guidé par la volonté d'aider l'autre, cette solidarité qui s'exprime au quotidien à l'UNFP, Sylvain Kastendeuch a donc gravi toutes les marches de la hiérarchie pour, une fois sa carrière terminée, s'engager à plein temps dans le combat syndical.

Coprésident de l'UNFP
Président de la Fnass
Membre du Conseil d'administration de la LFP
Membre de la Commission paritaire de la Charte
Chevalier de la Légion d'honneur
Sylvain Kastendeuch

Le footballeur

Libero Joueur professionnel à Metz, à Saint-Etienne, à Toulouse, au Red Star. 578 matches en première division (28 buts), 34 en deuxième division (3 buts). Vainqueur de la Coupe de France avec Metz (1988). Vainqueur de la Coupe de la Ligue avec Metz (1986 et 1996). 9 sélections. C'est au PTT Metz que le jeune Sylvain Kastendeuch fait ses premiers pas de footballeur. Il rejoindra très vite le FC Metz qui, aux yeux du grand public, restera « son » club. Le 24 septembre 1982, alors âgé d'à peine 19 ans, le longiligne défenseur fait ses débuts en Première Division sous le maillot frappé de la croix de Lorraine. C'est à Saint-Etienne, alors le meilleur club français,  qu'il dispute le premier de ses 578 matches au sein de l'élite, ce qui, pour un joueur de champ, est tout bonnement exceptionnel et force le respect. Après une saison au Red Star (1984-1985, alors qu'il effectue son service militaire au bataillon de Joinville aujourd'hui disparu), il revient à Metz pour cinq nouvelles saisons, ponctuée, le 18 novembre 1987, par la première de ses neuf sélections en équipe de France (lFrance-RDA, 0-1). Il prend ensuite la route de Saint-Etienne pour trois saisons et les bribes d'une quatrième qu'il interrompt pour se retrouver à Toulouse (1993-1994). Agé de 31 ans, il retourne alors à Metz pour y continuer sept saisons une carrière, marquée par la régularité dans les performances (il aura, le plus souvent, disputé la totalité des matches de chaque saison) et le fair-play. En 578 matches au plus haut niveau, ce défenseur exigeant et intransigeant n'a jamais été expulsé… C'est, signe du destin, bien avant les autres pourtant qu'il quitta le terrain lors de son match d'adieu, en 2001. Victime d'un choc, il perd connaissance et c'est sur une civière qu'il met un point final à sa carrière dont il n'aura, contraint et forcé, raté que la sortie.

Le syndicaliste

S'il est difficile de parler de vocation, on peut néanmoins évoquer la route tracée de la première carte d'adhérent dès son entrée dans la carrière de footballeur à la coprésidence de l'UNFP en décembre 2006. Comme un autre travail de formation. Poussé par le sens de l'intérêt général, qui a fait de lui un capitaine sur le terrain, se reconnaissant dans les valeurs défendues par le syndicat des joueurs, désireux de défendre ses intérêts de salarié et guidé par la volonté d'aider l'autre, cette solidarité qui s'exprime au quotidien à l'UNFP, Sylvain Kastendeuch a donc gravi toutes les marches de la hiérarchie pour, une fois sa carrière terminée, s'engager à plein temps dans le combat syndical. Adhérent, délégué de club, puis membre du Comité directeur en 1998 et vice-président la même année, c'est en 2006 qui devient coprésident de l'UNFP et entre au Conseil d'administration de la LFP. En 2008, Sylvain est élu président de la Fédération Nationale des Associations et Syndicats de Sportifs, la Fnass. Fauteuil qu'il occupe toujours aujourd'hui, puisqu'il a été reconduit en 2012.