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Seuls des Bleus unis et solidaires, conduits par Thierry Henry, ouvriront les portes de la Coupe du monde…

Résultats et classements

Compétitions

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COUPE DES CONFEDERATIONS

Un nouvel ordre mondial ?

Bien sûr, à l'arrivée, le pays du football-roi, le Brésil, a fait un tour d'honneur, la Coupe en bandoulière sur l'herbe pas toujours verte de l'Ellis Park de Johannesbourg. Il fallait voir, dans ce temple du rugby, la Seleçao louant Dieu… et Lucio quand même un peu, buteur décisif à quelques minutes de la fi n d'une compétition qui semble, enfi n, avoir dépassé le cadre du simple tournoi amical, pour entrer dans la peau d'un rendez-vous tout ce qu'il y a de plus in… Mais cette huitième Coupe des confédérations, répétition générale de la Coupe du monde qui se déroulera, pour la première fois de son histoire, en terre d'Afrique, l'année prochaine, pourrait également avoir modifié les règles du jeu et l'ordre mondial.
Et les puissants se méfi ent, qui savent désormais que le fossé se rétrécit aussi vite que la couche d'ozone… L'exemple de l'Italie, championne du monde en titre, balayée par le Brésil et par l'Égypte, est là pour témoigner de la fragilité d'une hiérarchie, que les États-Unis, fi nalistes à la surprise générale, n'hésitent plus à contester pour quitter leur statut de simple faire-valoir. On y ajoutera l'Afrique du Sud, bien décidée à ne pas rater « son » rendez-vous avec l'histoire du football, en juin prochain, et l'Égypte qui – sans les stars adulées, européanisées qui font la gloire et la renommée des autres grands pays africains – grignotent du terrain… La Vieille Europe – on ne parle pas ici de l'équipe italienne, vieillissante et sans ressort – sait qu'il lui faudra, dès les premiers matches l'an prochain, tenir le ballon et son rang pour calmer les ardeurs de tous ceux qui progressent en silence et qui veulent désormais être des acteurs à part entière de la grande fête mondiale. Les États-Unis sont passés tout près de l'exploit. Vainqueurs en demi-fi nale des Espagnols – champions d'Europe en titre et plutôt bien disposés car leur palmarès n'est pas à la hauteur –, ils ont parfaitement mené leur barque, au point de compter deux buts d'avance à la pause. Mais les Brésiliens ont trouvé, lors des 45 dernières minutes de la finale, que la plaisanterie avait assez duré. Ils ont renversé la vapeur pour inscrire, pour la troisième fois, leur nom au palmarès. Le rêve américain, lorsque Lucio s'est élevé pour inscrire le but vainqueur (2-3), est tout simplement devenu le rêve sud-américain.

Le rêve brésilien…

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EQUIPE DE FRANCE

Ne soyons pas acerbe avant l'heure...

P uisqu'il paraît que la France n'aime pas son équipe, puisque les supporters de chez nous volent au secours de la victoire, puisque cette équipe-là s'amuse à brouiller les pistes avec une régularité confondante, ne soyons pas acerbes avant l'heure, au moment de jeter un oeil dans le rétroviseur et de regarder ce que l'avenir nous réserve… Le commun des mortels – moins les supporters du Barça, cela va de soi – se moque, aujourd'hui, de la qualité du jeu et si la France doit se qualifi er sur le terrain pour la prochaine Coupe du monde – la seconde consécutivement, ce qui n'est plus arrivé depuis l'époque du Platini joueur –, qu'importe alors qu'elle sacrifie l'enjeu au jeu, le résultat à la manière. La première Coupe du monde africaine ne peut pas se jouer sans nos Bleus, parce que l'événement s'inscrira forcément dans l'histoire et qu'il vaut mieux pour notre football qu'il ne rate pas ce rendez-vous-là, même si d'autres suivront… Si les matches amicaux nous ont laissés sur notre faim – n'oublions pas la défaite devant l'Argentine au Stade Vélodrome ! –, on peut dire qu'hormis la cruelle désillusion autrichienne – qui venait au lendemain de l'Euro 2008… c'est tout dire ! –, les hommes de Raymond Domenech ont plutôt bien négocié leur sujet. Ils restent, aujourd'hui, maîtres de leur destin, à condition d'effectuer un sans-faute, afi n d'éviter l'épreuve aléatoire des barrages…
Si le calendrier est favorable aux Bleus (trois matches en France, deux hors de nos frontières), tout le monde s'accorde justement à penser que tout se décidera le 9 septembre en Serbie, à condition d'échapper aux ruses des Roumains, toujours aussi prompts à jouer les empêcheurs de tourner en rond. Mais le déplacement aux îles Féroé a montré que les Français savent se contenter du strict minimum (0-1). Les Serbes – qui avaient eu la bonne idée de s'incliner au Stade de France pour nous éviter le raz-de-marée annoncé au retour de Vienne – ne se priveront pas, pour peu qu'on les y encourage, à couler le bateau France, en s'infi ltrant dans la moindre faille.
Les camarades de Thierry Henry le savent, comme ils savent qu'ils peuvent offrir une quatrième Coupe du monde à leur capitaine et le faire ainsi entrer dans le gotha d'une compétition qu'il a déjà remportée une fois. En 1998. Une motivation de plus, mais a-t-on vraiment besoin de cela lorsque l'on a  rendez-vous avec l'histoire ?

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EQUIPE DE FRANCE ESPOIRS

La saison des désespoirs...

L'équipe de France espoirs a déjà dû ranger aux oubliettes cette saison  2008-2009, qui aurait pu (dû ?) être si riche, et qui, fi nalement, n'a laissé que des regrets. Une qualifi cation ratée pour l'Euro 2009 – avec la mince satisfaction d'être tombée, en barrages, devant l'Allemagne, futur vainqueur de la compétition – et une fi nale perdue, en juin, au Festival international de Toulon, face au Chili, alors qu'un succès aurait redonné du baume au coeur à cette génération talentueuse. Il faut désormais repartir sur les routes de la qualifi cation à l'Euro 2011.
Et réussir, non pas pour oublier, mais pour continuer à avancer…

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LIGUE 1

Initiales B.B. ...

C'est drôle comme l'histoire aime à se répéter. Parfois. 1999-2009, dix ans. Presque un siècle. Presque. Dans l'autre millénaire, quand Laurent Blanc n'était que champion du monde, et pas encore champion d'Europe, Bordeaux avait arraché le titre lors de la dernière journée, et l'eau du Vieux Port, recueillant les larmes des supporters de l'OM, avait dépassé la cote d'alerte. Les Girondins s'étaient, on s'en souvient, imposé au Parc des Princes ce qui, reconnaissons-le, n'avait rien fait pour enclencher le processus de paix entre le PSG et l'OM.
Évidemment. Une décennie et quelques titres lyonnais plus tard, rebelote ! Bordeaux fend à nouveau le coeur des descendants de Marius (pas Trésor, même s'il a joué à l'OM et vit aujourd'hui en Gironde), en remportant le titre
à l'issue de la trente-huitième et dernière étape d'une compétition libérée de l'emprise et de l'empire lyonnais. Marseille, avant les remous de l'été et la disparition de Robert Louis-Dreyfus, s'est consolé avec une qualification pour la Ligue des champions, que les Phocéens sont – faut-il le rappeler ? – les seuls Français à avoir décrochée. L'incertitude qui a plané a, forcément, redonné du crédit à cette Ligue 1, ici ou là – et parfois même à raison ! – décriée, ces dernières années. La fi n de l'histoire d'amour entre l'OL et le titre – sept ans, ça passe ou ça casse ! –, la confirmation du savoir-faire de Laurent Blanc dans son nouveau rôle d'entraîneur (Blanc-Bordeaux, initiales B.B. !), les révélations habituelles (André-Pierre Gignac et Michel Bastos en tête, le meilleur buteur et le meilleur passeur de la saison tout simplement…), le retour au bercail de quelques expatriés – Makelele, Giuly et… Gourcuff –, l'ambition affi chée par l'OM, celle un temps retrouvée par le PSG, l'avènement de Toulouse et de Lille, voire de Rennes, y ont fortement contribué, et l'on en oublierait, du même coup, les déboires de Nantes, de Caen et ceux du Havre… Voilà la Normandie, haute et basse, rayée de la carte et les Canaris en cage !

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LIGUE 2

Lens y croyait dur comme fer...

On croyait voir Strasbourg et on a vu Montpellier. On croyait voir Metz et on a vu Boulogne-sur-Mer. On croyait voir Lens et on a vu… Lens ! Ouf ! Lens et son fabuleux public retrouvent donc la Ligue 1, avec le titre de champion par-dessus le marché, au prix d'une saison qui ne fut pas un long fleuve tranquille, mais un chemin semé d'embûches sur lequel Strasbourgeois et Messins, entre autres, se sont perdus… Comme s'il lui fallait imiter sa grande soeur, la L1, la Ligue 2 s'est offert un fi nal à suspense. Car si les hommes de Jean-Guy Wallemme avaient eu la bonne idée d'assurer leur accession à quelques journées du terme, il a fallu attendre la trente-huitième et dernière levée pour savoir qui, de Montpellier et de Strasbourg (qui s'affrontaient à la Mosson) ou de Boulogne-sur-Mer, remporteraient la mise. À l'arrivée, les protégés des présidents Nicollin, le fi ls et le père – Loulou y es-tu ? – et les surprenants gens du Nord embarquent pour l'élite avec Lens, que l'on veut croire paré pour la haute mer. Les Héraultais nous rejouent l'éternel retour, et les Boulonnais, emmenés par Thil, l'espiègle buteur, déboulent à la découverte d'un nouveau monde…
Malgré Luis Fernandez, sauveur patenté, Reims quitte la Ligue 2, tout comme Troyes et Amiens… Mais, là encore, il a fallu se battre jusqu'au bout. Cinq points, cinq petits points seulement, séparent les Picards, premiers relégables, des Bastiais, classés onzièmes. Même Guingamp, pourtant vainqueur de la Coupe de France, a dû souquer ferme. Drôle de saison…

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NATIONAL

Deux revenants, un inconnu...

On peut, évidemment, oublier les problèmes extrasportifs, qui rendent toutefois compte de la diffi culté à tenir la distance dans une compétition qui se professionnalise un peu plus chaque année, et ne s'en tenir qu'aux résultats, puisque l'histoire ne retiendra qu'eux. Ils mettent en lumière la performance de revenants, qui ont déjà goûté aux charmes de l'élite : celle d'Istres, un champion qui termine avec la meilleure attaque et la meilleure défense, et celle de Laval, qui n'aura eu besoin que d'une saison pour reprendre sa place en Ligue 2. Ils louent l'exploit d'Arles qui, deux ans à peine après avoir quitté le CFA, accède au niveau professionnel, s'offrant même le luxe de compter dans ses rangs le meilleur buteur du championnat, en la personne d'Eyemen Henaini.

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COUPE DE FRANCE ET COUPE DE LA LIGUE

Guingamp, in memoriam…

C'est grâce à ses exploits en Coupe de France, au début des années 70, qu'En Avant Guingamp est sorti de l'anonymat et a, sous la conduite éclairée de Noël Le Graët, gravi ensuite tous les échelons jusqu'à l'élite, jusqu'à l'Europe et à une première fi nale de Coupe de France perdue aux tirs au but, en 1997, devant Nice. Douze ans plus tard, c'est avec le trophée dans leurs bagages que les Guingampais ont regagné le stade du Roudourou. Cinquante ans après la victoire du Havre, l'EAG devient le second club de Ligue 2 à inscrire son nom au palmarès. Le samedi 9 mai 2009, toute la Bretagne, moins les supporters des Rennais, évidemment, fi nalistes malheureux, était en fête. Pour l'exploit du jour et à la mémoire de tous ceux qui ont écrit l'histoire de ce club vraiment pas ordinaire…

 

Bordeaux prend date…

Les Girondins ont remporté facilement leur troisième Coupe de la Ligue, après celles glanées en 2002 et en 2007, en battant Vannes, à l'issue d'une rencontre à sens unique (4-0). Attendu ? Pas tant que cela pour qui se souvient que l'équipe bretonne avait, pour en arriver là, éliminé Nice, Auxerre et Valenciennes, notamment. Il n'aura pourtant fallu que 12 minutes aux sociétaires de Ligue 1 pour sceller l'issue de cette fi nale grâce à trois buts de Wendel (3e), de Planus (10e) et de Gouffran (12e), face à des Vannetais totalement dépassés. Gourcuff enfonçant le clou peu avant la pause. Cette victoire a été le premier trophée remporté par Laurent Blanc en qualité d'entraîneur. Elle en appelait déjà d'autres. Au moins une autre…

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LIGUE DES CHAMPIONS

Le barca, c'est ça ...

I l y a parfois une justice. Que ce Barça-là, joueur et rieur, frondeur et dominateur, ait remporté la troisième Ligue des champions de son histoire, réussissant au passage un triplé historique (championnat et Coupe du Roi en bandoulière), voilà qui ne peut que réjouir tous ceux pour qui le football a encore un sens, même noyé sous les millions d'euros que certains n'hésitent à brandir, telle une solution miracle face au tarissement des idées et des certitudes sur ce qui reste un jeu. Bien sûr, tout le monde ne peut pas aligner Messi, Eto'o, Henry, Xavi, Iniesta, Alves, Abidal, Marquez et tant d'autres. Bien sûr, le Barça est, comme les autres, une entreprise mercantile et ne fait pas de sentiment dans les affaires. Mais il a su retrouver, en s'appuyant sur une majorité de joueurs formés au club, les limbes de son glorieux passé, et remettre au goût du jour, n'en déplaise aux tenants du réalisme exacerbé par quelques succès éphémères, cette idée – aussi simple que belle et généreuse – que l'on peut gagner en jouant bien, en donnant du plaisir, en se faisant plaisir. Encore fallait-il oser, dans la monotonie ambiante, remettre l'imagination au pouvoir en confiant à un gamin de 38 ans, novice mais pas innocent, les destinées d'un des plus grands clubs du monde. Héritier de Johan Cruyff, dont il fut le si précieux relais sur le terrain au début des années 90, Pep Guardiola a su imposer son style et redonner aux Catalans leur fierté légendaire.
En fi nale, face à des Mancuniens, tenants du trophée et incapables de soutenir la comparaison parce que broyés par le milieu de terrain blaugrana, les camarades de Thierry Henry – qui tient enfi n le seul trophée collectif qui manquait à son impressionnant palmarès – et d'Éric Abidal (suspendu pour l'ultime rencontre) ont récité leur football, donnant la leçon à des Anglais plus spectateurs que joueurs. Il y a des jours, comme ça, où il vaut mieux savoir rester à sa place.
Et applaudir ce Barça-là, si haut perché…

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COUPE DE L'UEFA

Samba partie...

Et dire qu'avec deux de nos représentants en quarts de finale, on se disait que 2009 pourrait être l'année de la France… Mais Marseille, fi naliste en 2004 et en 1999, et le PSG se sont découverts d'un fi l, en avril, ce qui n'est jamais bon, chacun le sait, surtout lorsqu'il faut se rendre dans les anciennes Républiques de l'empire soviétique… L'OM, qui avait, il est vrai, d'autres chats à fouetter en
courant après le titre, s'est incliné à deux reprises devant le Shakhtar Donetsk, futur vainqueur de l'épreuve, sans avoir réellement pu défendre ses chances. Le PSG, quant à lui, qui n'a jamais trop bien su s'il devait, ou non, prendre l'épreuve en considération, s'est lourdement incliné à Kiev (3-0), une semaine après un résultat nul et vierge au Parc qui n'annonçait rien de bon… L'élimination des deux clubs français témoigne, en revanche, de l'intérêt jamais démenti des clubs de l'Est pour une compétition qui continue de leur sourire, puisque, sur les cinq dernières éditions, ils se sont imposés à trois reprises. Un an après le succès du Zénith Saint-Pétersbourg, ce sont donc les Ukrainiens du Shakhtar Donetsk – vainqueur des voisins du Dynamo Kiev en demi-fi nale ! – qui ont soulevé le trophée, à l'issue d'une fi nale face aux Allemands du Werder Brême, privés de Diego, leur leader d'attaque, qui ne se sont avoués vaincus qu'au terme de la prolongation, après que deux buts ont été refusés à Pizarro. Formation multiraciale, et surtout d'inspiration brésilienne (Fernandinho, Willan, Jadson, Ilsinho, Luiz Adriano), le Shakhtar Donetsk est le premier et le dernier club ukrainien à inscrire son nom au palmarès de la Coupe de l'UEFA, compétition qui, pour coller à l'air du temps, s'appellera désormais l'Europa Ligue…

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