Liste des joueurs libres (et adhérents UNFP) au 30 juin 2013 :
En adhérant à L'UNFP vous bénéficiez de l'ensemble des services présentés dans notre plaquette et de l'assurance collective souscrite par l'UNFP (cette dernière étant réservée aux joueurs sous contrat LFP et sous contrat fédéral FFF)
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Il faut du courage. Et tous en ont pour emboîter le pas de l'étudiant en droit, joueur de Saint-Etienne.
Il y a là Just Fontaine, icône mondiale naissante et buteur jamais égalé, bientôt premier président. Il y a là Jacques Bertrand,
juriste passionné et sportif confirmé.
Et il y en a d'autres aussi d'André Lerond à Jean-Jacques Marcel en passant par Robert Loubière et Norbert Eschmann.
Quelques-uns. Pas plus. Mais c'est le début, le début d'une belle et grande histoire.
Le 6 novembre 1961 naît l'UNFP... (La date du 16 novembre, officielle, est celle du dépôt des statuts à la Préfecture de Paris)

L'écho de son indignation ne cessera qu'en 1969 avec l'instauration,
en France, du contrat à temps.
« L'affaire a fait grand bruit, à l'époque. J'ai écopé de six mois de suspension avec sursis, mais les choses ne pouvaient plus durer ainsi. Oui, les footballeurs étaient
réellement des esclaves. Ils n'avaient jamais leur mot à dire… Il fallait donc que les joueurs puissent, enfin, être écoutés et entendus. J'ai agi pour la collectivité et je
n'ai jamais regretté avoir réagi ainsi. J'avais un rôle à jouer, un ultime ballon de
but à donner à Justo. Et même s'il a fallu attendre quelques années pour que le but soit marqué par Fontaine, Hidalgo et tous les footballeurs français… la fin de
l'esclavagisme était écrite. »





En juin 1969, un mois avant que deux Américains s'en aillent décrocher la lune, les footballeurs français, après plusieurs années d'un âpre combat, obtiennent l'entrée en vigueur du contrat à durée librement déterminée. C'est, pour reprendre les mots de Raymond Kopa, la fin de « l'esclavagisme ». Les joueurs du monde entier saluent le combat syndical mené par l'UNFP et envient leurs homologues français, « tellement en avance sur leur temps… Nous n'en avions pas conscience à l'époque, se souvient Michel Hidalgo, mais les joueurs français, grâce à l'UNFP, avaient près de trente ans d'avance sur l'ensemble des footballeurs européens. »


Pour que les modalités de son transfert d'Ajaccio à Marseille (où il croisera Jairzinho et Paulo Cesar, deux Brésiliens champions du monde en 1970), ainsi que son salaire soient revus.
Le natif de Guadeloupe aux 65 sélections n'en a pas encore terminé avec son premier contrat professionnel et il n'a pas son mot à dire lors des négociations en vue de son transfert.
Pour l'UNFP, qui voit là ressurgir les vieux démons de l'esclavagisme dénoncés quelques années plus tôt, c'en est trop. Il faut agir, non seulement pour Marius Trésor, mais aussi pour l'ensemble des joueurs.
Les dirigeants – qui n'ont toujours pas digéré le contrat à temps – ont, dans cette affaire qui se terminera à l'avantage de Marius Trésor, cherché à tester la capacité de réaction et de mobilisation du syndicat.
La nouvelle équipe dirigeante de l'UNFP (Philippe Piat, Guy Lassalette, Jean-Claude Bras, Paul Orsatti…) a vu juste…

Les négociations devenues impossibles, Philippe Piat, le nouveau président de l'UNFP, convoque une assemblée générale– « Assises internationales des footballeurs professionnels » – que les mêmes dirigeants tentent de saboter, conseillés et aidésen cela par le Groupement, l'ancêtre de la Ligue de Football Professionnel.
Mais les footballeurs passent outre les directives de leurs présidents et ils sont plus de 300 à assister au débat, le 27 novembre 1972, à Versailles.
Al'ouverture des assises, le 27 novembre 1972, à Versailles, une motion est adoptée à l'unanimité, alors que les dirigeants ont promis de sanctionner les participants : « Si des sanctions sont prises contre les joueurs présents au congrès, arrêt de travail immédiat pour les matches de championnat. »
A leur retour de l'AG, huit Lyonnais (Baeza, Chauveau, Chiesa, Di Nallo, Lacombe, Lhomme, Prost, et Ravier,« montés » à Versailles en compagnie de Domenech, le délégué syndical de l'OL) sont suspendus, ou plutôt envoyés « en réserve pour cause de méforme » après avoir raté l'entraînement du lundi 27 novembre.
Le syndicat lance immédiatement un mot d'ordre de grève pour le 2 décembre. “Le lendemain, se souvient Philippe Piat, plusieurs journaux titraient : « Première manche à L'UNFP »…
Nous savions, de toutes les façons, compte tenu de la mobilisation générale des professionnels français, que nous ne pouvions pas perdre ce combat-là.”

La conciliation réussit. Les dirigeants promettent, la mort dans l'âme, d'arrêter leur action contre le contrat à temps et de participer à l'élaboration d'une Charte du football.
Les joueurs, unis, ont tenu bon. Et ils ont gagné !

Une fois le calme revenu et le rapport Séguin rendu, les discussions entre
joueurs et dirigeants reprennent de plus belle.
« Le rapport Séguin, largement inspiré des thèses de l'UNFP, l'ouverture
d'esprit ressentie à la FFF, avec l'émergence de Fernand Sastre, alors secrétaire général de la Fédération et qui allait en devenir le président que l'on sait, et la création de la Charte du football professionnel, le 1er août 1973, constituent, d'après Jean-Claude Bras, secrétaire général de l'UNFP à l'époque, les parties émergées de l'iceberg.
Cette grève, qui n'était certes pas la première de l'histoire du football professionnel, mais la première en France, a été une étape primordiale dans l'évolution du football français…
Une petite révolution, même. Une petite, mais une vraie révolution ! »

Comme celle de Georges Bereta qui, en pleine saison, est transféré
de Saint-Etienne à Marseille.
Proche de l'UNFP, dont il est l'un des délégués au sein de l'ASSE, l'international, meilleur footballeur français en 1973 et en 1974, capitaine de l'équipe de France, vient chercher conseil et réconfort auprès de Philippe Piat en décembre 1974.
Quelques semaines plus tard, il quitte Geoffroy-Guichard pour le Vélodrome…

Sous l'impulsion de Jacques Bertrand, désormais aidé par son fils Jean-Jacques,
elle décide alors, en 1975, de fonder une coopérative ouvrière de production, un outil pour financer le syndicat.
Ce sera, et c'est aujourd'hui encore, Promo-Foot. Guy Lassalette (décédé en 1981) en sera le premier président-directeur général.

« Au début des années 70, la Ligue nationale ayant refusé la somme de 20 000 francs (3 049 euros) pour la réalisation d'un album à l'intérieur duquel figureraient tous les portraits des footballeurs français, Art Graphique Educatif – Panini a repris le flambeau en 1976… il y a trente-cinq ans tout de même ! – s'est logiquement tournée vers l'UNFP. 20 000 francs, pour nous, c'était une somme à l'époque.
Nous avons donc sauté sur l'occasion, mais encore fallait-il que nous fournissions
les photos comme on nous le demandait.
Nous avons donc acheté un appareil photo, nous nous sommes fait prêter des maillots de toutes les couleurs par Adidas, nous avons pris une voiture et avons effectué, Guy Lassalette, le vice-président de l'époque, et moi-même ce que l'on peut considérer comme la première tournée des clubs de l'UNFP. »

Les négociations aboutissent à de faibles modifications de la Charte. Certaines, d'ailleurs, en faveur des joueurs. La libéralisation des salaires n'est pas la moindre d'entre elles...

Certes l'international – balle au pied, ici, face au Brésil, sous l'oeil protecteur de
Gérard Janvion – était assuré, mais les risques inhérents à notre profession n'étaient pas couverts.
Il n'était pas question de capital décès, pas question de perte de licence. Omar était assuré comme Monsieur-Tout-le-Monde. La spécificité du métier de footballeur, un métier à risques, n'était pas reconnue.
A une époque où le syndicat commence à vraiment se structurer, à accroître son champ d'influences pour mieux servir ses adhérents, l'UNFP décide d'apporter aux footballeurs professionnels un contrat d'assurance, qui puisse couvrir tous les risques du métier.
Il faut donc, pour traiter avec les compagnies d'assurance et accueillir les futurs souscripteurs, créer un service à part entière, rattaché à l'UNFP, dont il jouirait de la totale caution morale et financière.
Ainsi né Europ Sports Assur en 1988… C'est le premier des services de l'UNFP.

Dès le départ, Jean-Jacques Amorfini, vice-président de notre syndicat, à l'origine du projet, et l'UNFP ont décidé de donner une dimension festive à la soirée, dont la première – et toutes celles qui ont suivi depuis – est retransmise en directe et en intégralité par CANAL+, partenaire fidèle, attentif et toujours
enthousiaste.
Devant l'image d'unité et d'union renvoyée par toutes les composantes de la famille du football français (féminines, entraîneurs, arbitres y sont également récompensés, dirigeants invités), devant la fête – qui permet, par-delà les clivages, d'oublier un temps les querelles sans pour autant effacer les combats que nous menons au quotidien, chacun dans notre propre camp, pour la défense de nos intérêts –, il est évident que nos Trophées, devenus un rendez-vous incontournable du calendrier national, sont la plus belle des vitrines pour notre
syndicat et, par-delà, pour tout le football hexagonal.

Il s'adresse aux joueurs en rupture de contrat de travail.
Des joueurs libres à la recherche d'un club, qui s'entraînent, disputent des matches, et que l'UNFP accompagne donc dans une période difficile de leur carrière.
Le chômage, cinq ans avant l'Arrêt Bosman, inquiète déjà et l'UNFP apporte sa réponse sans penser, à l'époque, qu'elle va inscrire cette action dans la durée et dépasser, quelques années plus tard, les limites même du stage avec l'instauration d'une aide financière versée aux clubs qui embauchent des joueurs libres après la période de mutation estivale.


Mais l'UNFP en est la cheville ouvrière. Du même coup, le nombre de permanents augmente pour atteindre les dix salariés.
Il va plus que quadrupler lors des vingt années qui suivront pour dépasser aujourd'hui allègrement la barre des quarante permanents…

Cet arrêt – pour en résumer les principales lignes – s'appuie sur l'Arrêt Dona rendu en 1976 et rappelle que le football professionnel est bien une activité économique.
Il est donc soumis au traité de Rome, qui, selon les articles 48, 85 et 86
s'opposent à ce :
1) Qu'un paiement soit effectué par le nouvel employeur d'un footballeur en fin de contrat.
2) Que des limitations (ou quotas) soient établies sur le nombre de joueurs ressortissant d'autres Etats membres alignés par les équipes.
Ce combat – la liberté contractuelle –, les Français l'ont gagné 26 ans plus tôt.
Il n'est donc pas étonnant que, dès juin 1990, l'UNFP décide de soutenir Jean-Marc Bosman dans sa quête...
En 1995, et aux yeux des pouvoirs sportifs, l'Arrêt Bosman c'est la fin du monde. Seize ans plus tard, il n'en est rien.

Avant Jean-Pierre Papin, Laurent Blanc et Fabien Barthez, Sylvain Kastendeuch est le premier parrain d'une opération qui vise à combattre les phénomènes de violence, récurrents au coeur des années 90 dans l'hexagone.
Tous les acteurs – les joueurs, les entraîneurs, les arbitres, les dirigeants, le personnel administratif et médical, les supporters et les journalistes – s'associent à notre syndicat pour rappeler que, par-delà les enjeux, le football est avant tout un jeu.
« Le football, c'est la fête… », et cela doit le rester !



Après que Régis Garrault a essuyé les plâtres, l'ancien joueur du Mans est rejoint par Pascal Bollini et Philippe Flucklinger, puis par Bob Senoussi.
L'équipe des délégués est forte, aujourd'hui, de cinq membres qui, jour après jour et selon leur secteur, parcourent la France du football professionnel.

C'est ainsi qu'on lui prête à tort (parfois) ou à raison (souvent) tous les maux du football moderne.
Pressée de toutes parts, autant par les instances que par les joueurs, l'UNFP, après une longue réflexion – se poser ainsi en garant de l'éthique du football, et par-delà de l'avenir de la profession, ne s'improvise pas. ! –, décide de la création d'Europ Sports Management, placée sous la responsabilité de Bernard Gardon.
Le quatrième service de l'UNFP voit officiellement le jour en 2002.

Si la solidarité est l'un des moteurs de l'action syndicale, et plus encore à l'UNFP, Philippe Schuth en est l'une des figures emblématiques.
Pour entretenir le souvenir d'un homme extraordinaire, joueur de football
de son état, syndicaliste convaincu, coéquipier toujours disponible, l'UNFP décide de la création d'un challenge qui porte son nom.
Ce ne sont pas seulement les footballeurs présents sur le terrain qui, chaque année depuis, rendent hommage à Philippe, mais à travers l'équipe de l'UNFP, ce sont aussi tous les professionnels français qui saluent sa mémoire lors d'une manifestation simple et conviviale.
Elle reste l'expression la plus fidèle du football tel qu'il est, tel qu'on le connaît, tel qu'on l'aime quand il est débarrassé du feu médiatique…
Tel que Philippe aimait qu'il soit !


Se servant de l'impact médiatique de notre sport, certains individus, qui se prétendent supporters, se comportent comme de vulgaires voyous. Des voyous doublés parfois, ici ou là, de casseurs, de racistes, de xénophobes et d'homophobes...
A de nombreuses reprises, en 2004 et en 2008 notamment, l'UNFP a,
contre la violence et le racisme, initié des campagnes, organisé des actions
avec le support inconditionnel des footballeurs professionnels évoluant en
France et de toute la famille du football français.
L'idée est simple : poser un regard différent sur le monde du football, que le syndicat des joueurs ne prétend pas mieux connaître que certains, mais dont il a simplement envie de parler avec la passion qui continue d'animer chacun de ses
salariés dont la grande majorité ont été footballeurs professionnels.

Car même si, depuis 2000, nos délégués régionaux parcourent, semaine après semaine, l'ensemble des clubs professionnels français, ainsi que quelques « fédéraux », ces réunions sont l'occasion, pour notre direction, d'aller au contact des joueurs, d'échanger avec eux sur les questions d'ordre général ou de répondre à des demandes plus ciblées et personnalisées.
La proximité reste notre mot d'ordre. Il n'est donc pas rare que Sylvain Kastendeuch (coprésident), René Charrier (vice-président) et Jean-Jacques Amorfini (vice-président), déjà escortés du délégué régional directement concerné, soient accompagnés des représentants de nos différents services (assurance, gestion de patrimoine, reconversion, management, juridique, communication, information), afin d'élargir le champ des discussions et de répondre au mieux aux demandes des joueurs.


Soutenue par de nombreux syndicats de sportifs professionnels, l'UNFP mène la danse pour avoir reçu le soutien inconditionnel de ses adhérents, qui ont compris l'importance de l'enjeu.
Improvisant une tournée nationale des clubs, l'UNFP se multiplie et répond au coup par coup, utilisant tous les moyens de communication pour faire entendre la voix des joueurs.
En pleine crise, en pleine guerre de communiqués, l'UNFP publie notamment une lettre spéciale pour argumenter, replacer la lutte dans son contexte, décrédibiliser les attaques des dirigeants et rappeler que les footballeurs d'aujourd'hui, mobilisés comme ceux d'hier, de 1972, iront jusqu'à la grève.
L'explosion du multimédia a donné à l'UNFP de nouvelles armes (sites Internet, mails, SMS) afin d'intensifier les relations avec ses adhérents.
Cette proximité sans cesse accrue est, à l'évidence, l'un des principaux
vecteurs dans l'augmentation significative du nombre d'adhérents.

Réunie à l'initiative de l'UNFP, la famille du football, au sens large du terme, décide, avec la participation de la Croix Rouge et le soutien du ministère de la Jeunesse et des Sports, de répondre à cette question en s'engageant et en se mobilisant autour d'une grande campagne de formation aux gestes de premiers secours.
« Les gestes qui sauvent ». Sur le terrain, au sein du football professionnel (45 clubs, plus de 900 licenciés), les joueurs des équipes de Ligue 1
et Ligue 2 (où les défibrillateurs sont obligatoires), les entraîneurs, et les responsables sécurité des clubs participent à deux jours de formation pour
obtenir le diplôme de prévention et secours civique n°1 (PSC 1).

Les membres fondateurs de l'UAF sont l'Amicale des éducateurs (AEF), l'Association des médecins de clubs de football professionnel (AMCFP),
l'association des médecins fédéraux régionaux (AMFR), le groupement des éducateurs de football (GEF), le Syndicat des arbitres de football d'Elite (Safe), le Syndicat national des administratifs et assimilés du football (Snaaf), l'Union nationale des arbitres de football (Unaf), l'Union nationale des cadres techniques du football (UNCTF), l'Union Nationale des entraîneurs et cadres techniques du football (Unecatef) et l'Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP).

Mais le plus important n'est-il pas le pourcentage d'adhésions au sein d'une population, les footballeurs professionnels, que l'on dénigre à l'envi. Ainsi 93,25 % des footballeurs professionnels évoluant en France (Ligue 1 et Ligue 2) ont adhéré à notre syndicat lors de la saison 2010-2011. Ils n'étaient, à la même époque, « que » 87 % la saison précédente, année déjà historique.
Voilà qui prouve, contrairement aux idées reçues et entretenues par certains, que le footballeur professionnel s'intéresse à son métier, veut faire entendre sa voix et défendre ses droits, tout en faisant preuve d'un bel esprit de solidarité.
Alors que le taux de syndicalisation, en France, est au plus bas (de 5 à 8 % selon les sources), les 93,25 % d'adhésions à l'UNFP résonnent encore plus fortement en cette année anniversaire pour notre syndicat !

Just Fontaine (1961-1964), Michel Hidalgo (1964-1969), Philippe Piat (depuis 1969), Sylvain Kastendeuch (depuis 2006).
De la volonté de quelques pionniers, visionnaires et combatifs, à un syndicalisme
moderne qui, comme aux premières heures, n'a en tête que la défense des droits et des intérêts du footballeur…
« Un salarié comme un autre »,
comme aimait à le répéter Jacques Bertrand.