L’UNFP et tous les footballeurs pleurent Michel Hidalgo !

Posté le 26.03.2020 à 17h02

Philippe Piat, Sylvain Kastendeuch, toute l’équipe de l’UNFP et tous les footballeurs professionnels, en France et dans le monde, rendent hommage à Michel Hidalgo, qui mena plusieurs vies avec tellement de succès, à chaque fois.

Sa vie de footballeur, ponctuée de si nombreux trophées, celle d’entraîneur et de sélectionneur, aussi, qui redonna le sourire à la France du football (Coupe du monde 1978 et 1982) et un premier titre international en 1984, à l’issue d’un Euro magnifique.

Sa vie d’homme engagé, aussi. Jamais Michel Hidalgo n’oublia qui il était et d’où il venait. Fils d’ouvrier, il passa une grande partie de sa vie à s’occuper et à défendre les autres.

Ce qui le conduisit à la présidence de l’UNFP, en 1964. Ce qui l’encouragea à être à l’origine de la création de la FIFPRO, en 1965. Ce qui lui permit, avant de tirer sa révérence, de donner aux footballeurs français le contrat à durée librement déterminée (1968).

Il avait cette capacité à passer le relais, une fois qu’il avait le sentiment du devoir accompli. Comme avec l’UNFP – il céda sa place à Philippe Piat en 1969 -, comme avec l’équipe de France en 1984, laissant « ses » Bleus à Henri Michel…

Homme de devoir et de conviction, Michel Hidalgo refusa pourtant d’être ministre des Sports dans le premier gouvernement Fabius, quelques jours à peine après le sacre européen d’un autre Michel, Platini, et de ses coéquipiers. Une autre facette de son personnage : pourquoi aurait-il seul profité de la victoire de tout un groupe ?

C’est en 1991, après avoir collaboré avec l’Olympique de Marseille, que Michel Hidalgo a laissé la place aux jeunes, mais sans jamais toutefois oublier sa folle passion pour le football, pour l’UNFP et pour la FIFPRO, répondant à chacune des sollicitations jusqu’à ce que la maladie l’éloigne peu à peu.

Michel Hidalgo restera l’une des figures marquantes du football français et international. Un homme comme il y en existe peu. Les succès qui ont parsemé sa route – et ils ont été nombreux ! – n’ont jamais changé l’homme bon, honnête et droit qu’il était, ni altéré les valeurs qu’il a défendues toute sa vie.

A sa famille, l’UNFP présente ses plus sincères condoléances.

 

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