Je t’aime, moi non plus…

Posté le 12.12.2015 à 13h20

Les présidents de la FFF et de la LFP, respectivement Noël Le Graët et Frédéric Thiriez, tous deux membres du comité exécutif de la FFF, ont continué à échanger des tacles malgré une poignée de main samedi, lors de l’Assemblée générale d’hiver de la 3F.

Les deux hommes, qui n’ont cessé de s’opposer sur divers sujets, dont la gouvernance du football professionnel et la question du nombre de montées/descentes entre les trois premières divisions, ont pourtant débuté la
journée par une poignée de main, en échangeant des sourires sous les flashes
des appareils photos.
Mais à la tribune, Frédéric Thiriez a réagi au tacle de Noël Le Graët deux jours plus tôt devant la presse, expliquant ne pas savoir « si ceux qui ne connaissent rien au football sont bien légitimes à s’exprimer », avant d’assurer qu' »il n’est jamais trop tard pour trouver un accord » concernant les montées et descentes.
« J’y suis prêt », a-t-il assuré, précisant toutefois que « cette crise ne pourra pas se régler par des petites phrases, voire par des insultes, mais par le dialogue, qui ne pourra se nouer que dans le respect des institutions et des personnes. »
Noël Le Graët l’a immédiatement renvoyé dans les cordes, conseillant à Frédéric Thiriez de « faire déjà l’unité avec ses 40 clubs » et de « retrouver la même foi, parce qu’il est talentueux quand il s’adresse au public, dans les négociations ».
« En aucun cas la FFF ne souhaite intervenir dans la gestion quotidienne de la Ligue », a encore argué Le Graët. « Toutefois, il est clair que nous avons fait notre réforme et ça fonctionne. La Ligue devait faire sa réforme, elle traîne, elle a des réunions à n’en plus finir. (…) Cette maison-là doit s’unir », a-t-il encore préconisé, assurant que c’était atteignable rapidement, « avec un peu de bon sens ».

« Chacun d’entre nous a une responsabilité forte, le jeu des petites phrases a assez duré », a analysé à l’issue de l’Assemblée générale Noël Le Graët, en conférence de presse, proposant son aide tout en faisant remarquer qu’il avait « eu un peu l’impression que ceux qui assistaient à l’Assemblée voyaient que (ses) réponses leur donnaient satisfaction ».

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