La FIFPRO Europe reçue par la Commission européenne

Posté le 23.09.2026 à 16h33

Président de l’UNFP et de FIFPRO Europe, David Terrier a conduit cette semaine une délégation à Bruxelles pour rencontrer le commissaire européen au sport, Glenn Micallef. Le lendemain, le Board de la FIFPRO Europe s’est réuni pour faire avancer les grands dossiers qui touchent le quotidien des joueurs.

C’est un moment charnière pour le football européen. Quelques semaines après l’accord entre la FIFA et la FIFPRO, qui a donné naissance à la première Plateforme mondiale de dialogue social de l’histoire du football professionnel, FIFPRO Europe était reçue par Glenn Micallef, commissaire chargé de l’équité intergénérationnelle, de la jeunesse, de la culture et du sport.

Au cœur des échanges : la place de l’Europe, premier marché de l’emploi du football au monde, et sa capacité à montrer la voie en matière de gouvernance collective. Les discussions interviennent alors que la Commission prépare une Communication sur le sport, dans le sillage d’un rapport du Parlement européen qui réclamait déjà une meilleure protection des joueurs face à la charge de travail et plus de transparence sur le calendrier international.

« Le dialogue social européen, et bientôt, je l’espère, la nouvelle plateforme mondiale avec la FIFA, prouvent que la négociation porte ses fruits, a souligné David Terrier. Ce principe d’une gouvernance collective et transparente doit désormais s’appliquer au football mondial. Les avancées unilatérales ne sont pas durables. »

Charge de travail, données, piratage : les priorités des joueurs sur la table

Le lendemain, le Board de la FIFPRO Europe a passé en revue les dossiers majeurs du moment : mise en œuvre du nouveau Règlement du statut et du transfert des joueurs, charge de travail et temps de travail, redistribution des revenus du football, lutte contre le piratage, protection des données des joueurs face à l’intelligence artificielle, et conditions de travail dans le football féminin.

Autant de sujets sur lesquels l’UNFP est mobilisée au quotidien en France, et que la FIFPRO Europe porte à l’échelle du continent.

Le Board a également rappelé que les récents épisodes, dont le projet FIFA Forward Enterprise finalement retiré, montrent la nécessité de moderniser la gouvernance du football. Elle demande un examen indépendant du fonctionnement du Conseil de la FIFA et l’intégration formelle des joueurs, des clubs et des ligues dans ses décisions.

En France aussi, la place des joueurs en question

Cet appel à une gouvernance collective prend un relief particulier en France. Le projet de réforme de la gouvernance du football français ferait passer la voix des joueurs d’un rôle délibératif à un rôle simplement consultatif. Un contresens, alors que les instances internationales avancent dans la direction inverse. Depuis février dernier, David Terrier siège au Comité exécutif de l’UEFA en tant que premier représentant des joueurs doté du droit de vote. La FIFA, de son côté, vient d’ouvrir ses instances aux représentants des joueurs. Premiers acteurs du jeu, les footballeuses et les footballeurs doivent rester autour de la table là où se prennent les décisions qui les concernent. C’est le combat que mène l’UNFP en France, comme la FIFPRO Europe à Bruxelles.

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