Robert Pirès, une dernière ovation à Saint-Symphorien

Posté le 07.10.2026 à 10h37

Champion du monde 1998, champion d’Europe 2000 et légende d’Arsenal, Robert Pirès a fait ses adieux au public de Metz mardi soir, lors d’un jubilé disputé à guichets fermés. Une soirée de fête pour un joueur qui a marqué toute une génération, et qui reste engagé auprès des siens au sein du comité de solidarité de l’UNFP.

Il avait promis que tout se terminerait là où tout avait commencé. Mardi soir, le stade Saint-Symphorien affichait complet pour le jubilé de Robert Pirès. Trois équipes de légendes s’y sont affrontées : le FC Metz Légendes, Arsenal Légendes et les Pirès All-Stars. Le match se jouait en trois tiers-temps, et le héros du soir a porté successivement chacun des trois maillots. Le public messin a retrouvé ses idoles le temps d’une soirée placée sous le signe du jeu, des retrouvailles et de l’émotion.

L’UNFP était représentée sur la pelouse. Dans les rangs du FC Metz Légendes figuraient David Terrier, président de l’UNFP, Franck Signorino, délégué régional, et Didier Neumann, conseiller en formation. Les trois hommes ont rechaussé les crampons sous le maillot grenat pour saluer l’un des plus grands talents sortis du club lorrain.

Né à Reims, où il fait ses premières armes chez les jeunes, Robert Pirès rejoint le centre de formation messin et fait ses débuts professionnels en 1993. Il éclate rapidement : en 1996, il remporte la Coupe de la Ligue avec Metz et reçoit le Trophée UNFP du meilleur espoir. Deux ans plus tard, il rejoint l’Olympique de Marseille, avec qui il dispute la finale de la Coupe UEFA en 1999.

C’est à Arsenal qu’il entre dans une autre dimension. En six saisons chez les Gunners, il remporte deux titres de champion d’Angleterre, dont celui des Invincibles en 2004, invaincus de bout en bout. Il gagne aussi trois FA Cups, dont celle de 2003, conquise grâce à son but en finale contre Southampton. Élu joueur de l’année par la FWA en 2002, il reste aujourd’hui l’une des figures les plus aimées de l’histoire du club londonien. Sa carrière se poursuit ensuite à Villarreal, puis à Aston Villa, avant un dernier détour par l’Inde, au FC Goa.

En équipe de France, Robert Pirès a porté le maillot bleu à 79 reprises et inscrit 14 buts. Il a vécu de l’intérieur l’âge d’or des Bleus : sacre mondial en 1998, titre européen en 2000 avec la passe décisive pour le but en or de David Trezeguet en finale, puis deux Coupes des confédérations, en 2001 et 2003. Il est élu meilleur joueur de l’édition 2001.

Robert Pirès et David Terrier, amis, complices…

 

Au-delà du joueur, il y a l’homme. Fidèle à ses valeurs, Robert Pirès s’est engagé au sein du comité de solidarité de l’UNFP, aux côtés des joueurs et anciens joueurs qui traversent des moments difficiles. Il prolonge ainsi, loin des projecteurs, l’esprit d’équipe qui a guidé toute sa carrière.

L’UNFP adresse à Robert toute sa reconnaissance pour ce qu’il a apporté au football français, sur le terrain comme en dehors.

Les derniers articles