Les Rencontres UNFP 2026/2027 sont lancées

Posté le 22.10.2026 à 11h02

Comme chaque saison, l’UNFP va à la rencontre des joueurs et des joueuses dans le cadre d’un repas pour favoriser échanges. Cette nouvelle édition des Rencontres UNFP a débuté à Concarneau, auprès des joueurs de Ligue 3, et à Nantes, auprès des joueuses du FC Nantes. Au cœur des échanges : les avancées concrètes des deux nouvelles conventions collectives.

C’est à Concarneau et à Nantes que Fabien Safanjon, vice-président de l’UNFP, Malik Couturier, Elise Legrout et Laurène Tresfield, délégués régionaux, Samuel Allegro et Sophie Istillart, conseillers en formation, et Victoire Laval, juriste, ont donné le coup d’envoi de cette nouvelle saison des Rencontres UNFP.

« Cela fait quatre saisons que nous lançons ces rencontres dès le début de la saison, pour informer le plus tôt possible le plus grand nombre de joueurs et de joueuses sur les sujets politiques, juridiques, de prévention et de formation qui concernent leur quotidien », explique Philippe Flucklinger, responsable de l’équipe des délégués régionaux et en charge de l’organisation de l’opération.

Deux conventions collectives, des droits nouveaux

Cette saison marque un tournant, avec l’entrée en vigueur de deux conventions collectives : celle des joueuses d’Arkema Première Ligue et de Seconde Ligue, et celle de la Ligue 3. Sous forme de quiz interactif, nos équipes en ont détaillé les principales avancées, qui changent concrètement le quotidien des joueurs et des joueuses.

Parmi elles : un nombre minimum de contrats professionnels dans chaque effectif, l’interdiction de toute mise à l’écart, puisque les joueurs et joueuses sous contrat doivent s’entraîner avec l’équipe première, y compris pendant le mercato, la prise en charge de sept nuitées à l’arrivée si aucun logement n’a été trouvé, et un maintien du salaire pendant au moins 90 jours à chaque arrêt de travail.

À Nantes, l’accent a été mis sur les mesures propres au football féminin. Il s’agit d’abord de la protection de la maternité : 16 semaines de maintien de salaire sans condition d’ancienneté, l’accès aux installations et un suivi médical adapté pendant la grossesse, ainsi que des pauses rémunérées pour l’allaitement. Les joueuses ont aussi découvert le premier contrat professionnel de cinq ans, possible dès 18 ans, avec une rémunération progressive, et la création d’un droit à l’image collectif, dont les revenus seront partagés entre les clubs et les joueuses.

À Concarneau, les joueurs de Ligue 3 ont notamment découvert une nouveauté qui entrera en vigueur en 2027 : les joueurs gagnant jusqu’à 150 000 euros par an percevront une part d’au moins 5 % de l’indemnité générée par leur transfert à l’étranger.

Agents, assurance, santé mentale : les conseils du département juridique

Nos juristes ont ensuite abordé les règles à connaître dans la relation avec les agents sportifs : qui peut exercer, comment rémunérer son agent, et surtout les risques d’une rupture unilatérale du contrat. Un cas concret a frappé les esprits : celui d’un joueur condamné à verser plusieurs dizaines de milliers d’euros à son ancien agent pour avoir rompu son contrat sans motif valable.

Ils ont également expliqué le fonctionnement de l’indemnisation en cas d’arrêt de travail, l’intérêt de l’assurance collective incluse dans l’adhésion à l’UNFP et d’une éventuelle assurance complémentaire, ainsi que le service « C dans la tête », un espace d’écoute gratuit et confidentiel consacré à la santé mentale.

Préparer l’après-carrière

Samuel Allegro à Concarneau et Sophie Istillart à Nantes ont présenté l’accompagnement proposé par Europ Sports Reconversion : construction d’un projet professionnel sur mesure, bilan de compétences, formations diplômantes et qualifiantes compatibles avec le rythme du haut niveau, et application dédiée à l’emploi pour accéder à des offres d’entreprises partenaires.

Prévention et solidarité

Enfin, les échanges ont porté sur les risques du métier (paris sportifs, antidopage, réseaux sociaux, discriminations) et sur l’action du Comité de solidarité, qui a statué sur 102 dossiers la saison passée pour soutenir des joueurs et des joueuses en difficulté, dans leur formation ou dans leurs engagements.

« Ce rendez-vous est devenu essentiel au fil des années. Il nous permet d’échanger directement avec les joueurs et les joueuses, et de répondre à leurs questions », conclut Philippe Flucklinger.

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