Maxime Tarasconi en première ligne!

Posté le 24.03.2020 à 19h02

Il y a quelques années, Maxime Tarasconi était un des joueurs de l’UNFP FC. Aujourd’hui âgé de 29 ans et licencié à l’AS Gémenos (National 3), il travaille en milieu hospitalier à Marseille. Et le voilà en première ligne au service réanimation des personnes infectées par le Covid-19. Nous reproduisons ici une partie du témoignage de Maxime sur le site Actufoot.

 

Depuis quelques jours, coronavirus et confinement obligent, les clubs de foot ont fermé. L’AS Gémenos, club de N3 situé à 20 kilomètres à l’est de Marseille, au pied du massif de la Sainte-Baume, a dû suivre le mouvement. Tous les joueurs sont au repos forcé, chez eux !

Tous ? Non, peut-être pas… Maxime Tarasconi, milieu de l’équipe fanion, lui, continue de travailler. Il est en première ligne sur un autre terrain… Adieu le maillot, au placard les crampons, le joueur a revêtu sa blouse blanche pour continuer à travailler toutes les nuits à Marseille au service réanimation des personnes infectées par le Covid-19.

Modeste. C’est le mot qui vient directement à l’esprit quand vous vous adressez à Maxime Tarasconi. Est-ce compliqué pour lui en cette période de crise du coronavirus ? La réponse semble évidente, mais pas pour lui : «C’est différent pour nous… Nous avons l’habitude des cas assez graves au service de réanimation. La seule chose qui change, c’est qu’il y a beaucoup de précautions à prendre, mais ce sont des situations que nous connaissons pour y être confrontés au quotidien. Le boulot reste donc un peu le même. La prise en charge ne change pas forcément au niveau des soins. Ce qui est plus contraignant, c’est qu’il y a beaucoup d’attention à apporter au niveau des isolements. Mais ça reste de la réanimation !»

Des masques mais du personnel malade !

Ces derniers jours, le manque de masques pour protéger le personnel soignant a fait polémique. Les conditions de travail sont dénoncées par les médecins sur les réseaux sociaux. « A Marseille, nous avons quand même des bonnes conditions de travail. C’est limité un peu partout au niveau des équipements et des masques, mais, nous avons un service à part et donc un peu de matériel à notre disposition »
Mais l’ancien pro passé par le SC Toulon sait que le danger guette : «J’ai des collègues de travail, des médecins, des infirmiers et autres qui ont été infectés. C’est d’ailleurs ce qui risque de compliquer notre travail dans les tous prochains jours…»
La crainte est bien là. L’attente de cette vague prévue dans une dizaine de jours en France est pesante. Les jours sont longs, les nuits aussi. « Il y a la tension de l’attente. Nous nous attendons à ce que ce soit, pas comme en Italie, mais presque. Nous avons peur de devoir faire comme chez eux, de ne pas pouvoir prendre tout le monde. C’est vrai que nous avons peur de devoir agir ainsi…Nous espérons bien que le confinement va freiner la propagation… »
Des craintes accentuées par cette absence de bulle d’air qu’a toujours été le foot pour lui. Comme les autres, Maxime prend son mal en patience. Il sait qu’un jour viendra où il pourra rejouer…

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