Carton plein pour la tournée des clubs féminins
Posté le 18.09.2025 à 13h10Depuis la mi-août, les équipes de l’UNFP sillonnent l’Hexagone à un rythme soutenu dans le cadre de la tournée des clubs d’Arkema Première Ligue et de Seconde Ligue.
De Nantes à Lille, de Lens à Reims, en passant par Fleury, Saint-Malo, Guingamp et le PSG (centre de formation et équipe professionnelle), les rendez-vous s’enchaînent pour aller à la rencontre des joueuses.

Des visites pour échanger et informer
Nos équipes privilégient des formats qui favorisent le dialogue, des interventions dans les vestiaires ou des temps d’échanges autour d’un repas. Ces moments sont l’occasion de faire le point avec les joueuses sur l’évolution de leur statut et sur les négociations en cours autour de la convention collective.

À ce jour, l’UNFP refuse de signer le projet proposé, et ce pour trois raisons essentielles :
- Le maintien du salaire de 90 jours, selon l’article 276 de la Charte du football, à chaque arrêt de travail, déjà applicable aux joueurs.
- La protection contre les mises à l’écart (article 507), dont bénéficient les garçons mais pas encore les filles.
- L’alignement des temps de pratique : là où les garçons peuvent aller jusqu’à 21h, les clubs féminins limitent les joueuses à 17h30.

Une mobilisation forte des joueuses
Fabien Safanjon, vice-président de l’UNFP, fer de lance de cette tournée, constate l’adhésion massive des joueuses :
« Nous avons quasiment 100 % des joueuses présentes lors de ces rendez-vous, qui sont ravies des informations données. Elles sont très étonnées et inquiètes de savoir pourquoi elles ne peuvent pas bénéficier des mêmes droits que les garçons sur ces trois articles. On sent une forte mobilisation pour obtenir cette convention collective et ces avancées sociales essentielles, car on ressent vraiment une grande précarité dans certains clubs. L’équité avec les garçons est demandée sur ces trois points. Elles adhèrent en masse et les visites sont très positives. »

L’UNFP, au service des joueuses
Au-delà de ce point d’étape sur ce sujet central de la convention collective, l’UNFP rappelle son rôle dans l’écosystème du football, avec la représentation dans les instances dirigeantes du football français, et des différentes commissions de la LFP, de la LFFP et de la FFF.
Le fonctionnement démocratique avec un comité directeur qui valide les actions menées, où siègent deux joueuses pour porter la voix du football féminin.
La présence de deux déléguées régionales, Elise Legrout et Laurène Tresfield, nos relais essentiels sur le terrain, au contact direct des joueuses pour les écouter, comprendre leurs aspirations et répondre à leurs problématiques.

Un accompagnement global dans leur carrière
Le rôle de l’UNFP est aussi de les accompagner et de les protéger dans toutes les dimensions de leur carrière. Le syndicat met à disposition des joueuses un espace d’écoute psychologique à travers la plate-forme C dans la Tête, car la santé mentale des footballeuses et footballeurs est une priorité.
Des actions de sensibilisation sur les paris sportifs sont mises en place et mais également sur l’importance d’être bien assurée, à la fois collectivement (via l’adhésion à l’UNFP) et individuellement, leur corps étant leur outil de travail, et sur les règles anti-dopage à respecter.
Le département juridique de l’UNFP est présent pour les conseiller, défendre leurs droits, avec des explications données lors de ces rendez-vous sur le droit à l’image ou dans leurs relations avec les agents.

Enfin, un large focus est réalisé sur la formation et à la reconversion, grâce à Europ Sports Reconversion (ESR). Sophie Istillart, ancienne joueuse de D1 Arkema et conseillère en formation, sensibilise ainsi les effectifs sur la possibilité de préparer l’après-carrière dès maintenant. Avec un large panel de formations (courtes, longues, qualifiantes ou diplômantes) et une forte expérience de l’enseignement à distance, ESR permet aux joueuses de se projeter dans l’avenir tout en poursuivant leur carrière.

Et après ?
La tournée se poursuit avec des étapes prévues à Lyon puis dans les clubs du Sud de la France.
Objectif : poursuivre cette mobilisation, renforcer l’unité des joueuses avec l’objectif de reprendre les négociations et de signer une convention collective qui garantisse enfin l’équité et des droits sociaux fondamentaux.

