Nous y voilà !

Posté le 07.09.2025 à 15h35

Il n’a jamais été dans la nature de l’UNFP de s’enorgueillir – ce qui serait ici déplacé, à voir tellement de joueurs payer pour les égarements des instances -, mais nous l’avions prévu, dit, écrit dans une indifférence générale malgré nos irréfragables arguments, ce qui nous a même poussés à porter plusieurs plaintes contre le calendrier international, bâti sans concertation aucune et surtout sans l’aval des premiers acteurs, où s’empilent, uniquement dictées par l’appât du gain, les compétitions.

Et nous y voilà !

Les matches de qualification à la prochaine Coupe du monde, ces derniers jours, ont malheureusement vu les joueurs tomber comme à Gravelotte, Désiré Doué et Ousmane Dembélé n’ayant pas été les seuls…

Si, ici ou là, les prises de conscience, bien tardives, alimentent aujourd’hui presse et réseaux sociaux, elles ne remettent pas en cause le fond du problème – un calendrier international irrespectueux, dangereux tant pour la santé physique que mentale des joueurs – puisque personne n’ose croire que la Fifa fera, à court terme du moins, machine arrière – Il le faudra bien pourtant ! -, et que personne, en dehors des représentants des joueurs, ne souhaite affronter la fédération internationale, surtout après l’avoir laissée agir à sa guise…

« Il convient donc tous ensemble, espère David Terrier, président de l’UNFP et de la FIFPRO Europe, de mettre en place au plus vite de nouvelles règles, de nouveaux règlements, un autre processus pour réussir malgré tout à protéger les joueurs, d’autant plus que nous ne sommes qu’au début d’une saison, ponctuée par la Coupe du monde, où le nombre de blessés suivra inexorablement l’accumulation des matches, tant en club qu’en sélection. »

Car le joueur doit répondre présent en toutes circonstances, sans pouvoir influer jusqu’à maintenant sur l’incohérence calendaire, sans qu’une prévention des risques – réels – qui s’accompagnent, tant physiquement que mentalement, de la multiplicité des matches, ne cherche à protéger son intégrité…

C’est en ce sens que le 1er juillet dernier, l’Union Nationale des Footballeurs Professionnels a saisi le Comité européen des droits sociaux pour qu’il oblige l’État français à respecter la Charte sociale européenne en raison d’un temps de travail déraisonnable et de l’insuffisance des périodes de repos et de congés pour les footballeurs professionnels évoluant en France.

« En l’occurrence, explique David Terrier, le président du syndicat français, nous demandons à l’État d’intervenir puisqu’il est impossible, malgré de nombreuses communications, actions et dépôts de plainte, de faire entendre raison à la FIFA pour que, sur la base d’un véritable dialogue social qu’elle se refuse à mettre en place au mépris de la santé des joueurs, elle revoie avec toutes les parties prenantes son calendrier international, source de dérapages qui iront en s’amplifiant, que ce soit au niveau de la santé physique et mentale des joueurs, mais aussi dans le dérèglement de l’organisation et du financement du football domestique et de la protection des équipes nationales. »

UNFP

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