Cap sur Pau, Metz et Strasbourg

Posté le 17.12.2025 à 16h20

Après avoir fait escale à Annecy et Grenoble, nos équipes ont poursuivi leur tour de France cette semaine. Entre Béarn et Grand Est, nous sommes allés à la rencontre des joueurs du Pau FC, ainsi que des effectifs féminins du FC Metz et du Racing Club de Strasbourg.

Ces rendez-vous, organisés autour d’un moment convivial, sont bien plus que des réunions formelles. C’est l’occasion de briser la barrière entre le syndicat et le terrain, de libérer la parole et de construire, ensemble, des solutions adaptées à la réalité du métier.

Entre défense des droits et nouveaux services

À Pau, Steven Pinto Borges, délégué régional, a d’abord pris le temps de rappeler l’architecture de l’UNFP pour que chaque joueur comprenne comment ses intérêts sont portés au plus haut niveau, à travers la représentation de l’UNFP dans l’ensemble de l’écosystème français.

Il a ensuite rappelé les dernières grandes avancées internes, comme la dématérialisation des adhésions au rôle stratégique du Comité Directeur, qui valide et les projets et les actions du syndicat. L’accent a été porté sur l’action du Comité de Solidarité, présidé par Robert Pirès, qui vient renforcer notre filet de sécurité pour les plus fragiles.

Il a enfin détaillé l’arsenal de services personnalisés dont disposent les adhérents : expertise juridique, accompagnement social, mais aussi prévention sur les risques liés aux paris sportifs, aux réseaux sociaux, au dopage et les actions sur la santé mentale.

Football féminin : des négociations cruciales pour l’égalité

À Metz et Strasbourg, les échanges portés par Fabien Safanjon (vice-président) et Laurène Tresfield (déléguée régionale) ont été particulièrement denses. Le sujet central ? L’évolution du statut des joueuses et l’avancée des négociations pour la future convention collective.

Trois points de blocage persistent, mais l’UNFP reste ferme :

  • L’alignement des garanties de maintien de salaire en cas de blessure (Art. 276).
  • La protection contre les mises à l’écart (Art. 507), un droit acquis chez les hommes mais encore refusé aux femmes.
  • L’harmonisation des temps de pratique pour permettre aux joueuses de s’entraîner dans des conditions réellement professionnelles.

Malgré ces divergences, le dialogue avec les clubs et la LFFP s’intensifie, laissant présager une issue positive pour les joueuses.

Un cadre juridique

Nos juristes ont ensuite pris le relais dans ces trois rendez-vous pour décrypter des dossiers techniques mais essentiels : les répercussions de l’arrêt Diarra sur le marché des transferts, avec la décision du comité directeur de l’UNFP de rejoindre la class action portée par la fondation « Justice For Players » pour obtenir réparation, pour tous les joueurs ayant évolué en Europe ou Royaume-Uni depuis 2002, du préjudice financier subi durant leur carrière à causes des règles restrictives de la FIFA, à la gestion des relations avec les agents, le droit à l’image et la protection contractuelle.

un avenir à dessiner

Enfin, parce qu’une carrière se prépare dès la première signature, Samuel Allegro et Sophie Istillart ont rappelé l’importance de la formation. Grâce à l’expertise d’Europ Sports Reconversion (ESR) et l’ensemble de son catalogue de formations (diplômantes ou qualifiantes) à distance, préparer l’après-football n’est plus une contrainte, mais une opportunité de se projeter sereinement vers une seconde vie professionnelle.

Dans une période où le football français se questionne, ces moments de partage en club rappellent que notre force réside dans cette proximité quotidienne avec celles et ceux qui sont les principaux acteurs du football professionnel français.

Les derniers articles