Et la formidable aventure humaine continue…

Posté le 30.12.2025 à 06h22

Dire qu’il y a 35 ans, lorsque le premier rassemblement estival du genre a eu lieu, on évoquait à l’UNFP une organisation éphémère. Non pas parce que l’on pariait alors sur le plein emploi, mais surtout parce qu’on s’avançait en terre inconnue… Mais le coup d’essai – qui profita en priorité au Stade de Reims, engageant cinq joueurs et un entraîneur, un certain Didier Notheaux – portait en lui les gênes d’une aventure humaine qui, chaque été, s’écrit depuis en majuscules.

Entre les premiers stages et ceux d’aujourd’hui, la différence est abyssale comme nous le confiait Philippe Durpes, l’un des pionniers, qui depuis 2013 officie comme masseur au sein du staff de l’UNFP Football Club. Constat garanti sans nostalgie, ni jalousie de celui qui est actuellement engagé dans l’aventure angolaise à la CAN…

« L’organisation était, disons… plus légère et le staff se résumait à deux entraîneurs, si je m’en souviens bien… C’était simplement une autre époque, d’autres moyens, mais l’envie, la volonté étaient les mêmes à tous les niveaux. Aujourd’hui, je ne sais pas si les gens mesurent correctement les moyens – autres que sonnants et trébuchants – que l’UNFP met à la disposition des joueurs, sans parler de l’investissement d’un grand nombre de ses salariés, au-delà même de ceux présents à plein temps dans le staff à Lisses. L’évolution est incroyable, les outils performants, les infrastructures à l’avenant, l’encadrement complet et, je ne parle pas de moi, efficace et de grande qualité… »

Une direction tournante…

Franck Signorino et Samuel Allegro, stagiaires hier, directeurs aujourd’hui…

 

La quasi-totalité des stagiaires – en fait, la totalité d’entre eux, mais l’unanimité fait peur parfois ! – n’a pas d’autres mots pour qualifier l’expérience qu’ils vivent ou ont vécu quelques semaines durant, encadrés par un staff d’une douzaine de personnes, tous tournés vers le même objectif, tous conscients d’avoir la chance d’être présents, jusqu’à évoquer parfois une espèce de privilège, au regard d’une situation – la recherche d’un nouveau contrat – qui pousserait plus facilement au doute. À la gamberge.

Du 23 juin au 7 août dernier, l’édition 2025 de l’UNFP FC n’a nullement dérogé à la règle, même, à la suite de la « retraite » de Pascal Bollini, qui avait officié ici pendant vingt ans, avec la mise en place d’une direction tournante qui vit aux commandes, tour à tour, Samuel Allegro, Franck Signorino, Steven Pinto-Borges et Malik Couturier, avec d’autant plus de satisfaction pour les deux premiers cités qu’ils comptèrent, il y a quelques années déjà certes, au nombre des stagiaires.

Une pensée pour Vincent…

 

S’ils ne revêtirent pas l’uniforme pour le traditionnel stage de cohésion, en début de rassemblement, l’après-midi passé dans la peau de candidat de Koh Lanta a parfaitement rempli son rôle et chacun s’accorda à penser, le soir venu, qu’un groupe était né.

Un groupe qui écrivit à sa manière les nouvelles pages de cette formidable aventure humaine, dont L’Équipe Explore aura été un témoin privilégié, donnant de l’UNFP Football Club la parfaite image et la vraie dimension dans son documentaire « Le club des sans club, un été pour signer ».*

Seule ombre au tableau de l’été, la blessure, grave, de Vincent Koziello. Mais l’ancien Niçois, s’il a dû quitter Lisses et des coéquipiers profondément marqués, maudissant le sort qui semble s’acharner sur l’international espoirs, n’a pas été abandonné pour autant, en relation quotidienne avec les autres joueurs ou le staff…

On le sait, la qualité d’un rassemblement estival ne se mesure pas à l’aune des résultats, même s’ils ont leur importance comme le confiait Patrice Beaumelle, lorsqu’il était entraîneur : « Quand nous gagnons, le nombre des appels que je reçois est multiplié au moins par cinq, même si tout le monde connaît la philosophie de l’UNFP FC. On ne cherche pas à gagner à tout prix, mais à placer les joueurs dans les meilleures conditions possibles pour qu’ils puissent montrer le meilleur d’eux-mêmes et de façon équitable puisque le temps de jeu doit être, autant que possible, le même pour tous. Mais le foot est ainsi fait, l’esprit de compétition reste le plus fort… Et nous savons aussi l’impact positif d’un succès sur le groupe, sur les séances qui suivent. On travaille toujours avec un moral rasséréné… »

77% des joueurs ont retrouvé un contrat !

Le bilan comptable de l’été (1 victoire, 4 défaites, 2 nuls) ne donne d’ailleurs pas une image conforme de la qualité du jeu déployé sous la conduite de Laurent Peyrelade, de Michael Ciani, de Landry Chauvin, de Yacouba Sylla et, pour les gardiens, de Yassine El Kharoubbi et de Salif Soumaré…. Des résultats également pas à la hauteur ni de l’engagement, ni du sérieux ou de la volonté des joueurs, qui s’offrirent, en guise d’adieu, une superbe performance face au Paris FC, promu en Ligue 1 McDonalds, pour leur septième et dernière rencontre (2-2).

 

Ne rien lâcher jusqu’au bout, comme ici face au Paris FC…

 

La qualité des joueurs n’est pas passée inaperçue. Et c’est le but. Et l’objectif commun, celui pour lequel ils ont rejoint l’UNFP Football Club – retrouver un contrat – a été atteint par 34 des 44 garçons (77%), passés l’été dernier à Lisses pour des périodes plus ou moins longues.

« Cela s’inscrit dans la moyenne des années précédentes. Il faut s’attendre, comme chaque année, à quelques signatures supplémentaires en janvier », assure Philippe Rossi, responsable de la vidéo et des réseaux sociaux, dont l’importance ne cesse de grandir, ce qui ouvre de nouveaux horizons pour les joueurs dans leur recherche.

Si l’UNFP FC a fermé ses portes en août dernier, il ne faut pas croire, pour autant, que son activité est à l’arrêt. Il est, en effet, important de maintenir le contact avec les joueurs, surtout ceux qui sont toujours à la recherche d’un club, d’un contrat…
Et puis, forcément, il sera bientôt l’heure de lancer la 36e campagne. Demain.

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