David Terrier : « Le football est en danger »

Posté le 30.01.2026 à 09h44

Calendrier surchargé, décisions unilatérales de la FIFA, défense des joueurs… David Terrier, président de l’UNFP et de la FIFPro Europe, s’est exprimé sans filtre sur les enjeux majeurs qui secouent le football mondial face à News Tank.

Face à l’absence de dialogue, l’UNFP et la FIFPRO Europe montent au créneau pour protéger la santé des joueurs au niveau mondial. Mais il est aussi question ici de l’équilibre du football français.

Où en est la plainte de FIFPRO Europe et de European Leagues déposée devant la direction générale de la concurrence de la Commission européenne concernant le calendrier international dicté par la FIFA ?

À ce stade, nous n’en savons pas beaucoup plus. La réalité, c’est que la plainte a bien été entendue, reçue et comprise par la Commission européenne. En revanche, il faut encore que la Commission donne ce que l’on peut qualifier de ”feu vert” sur la suite à donner et sur sa portée. Pour l’instant, ce feu vert, nous ne l’avons pas.

Nous restons néanmoins optimistes, car il existe une écoute de la part de la Commission européenne qui est assez rare sur ces sujets. Le contexte politique actuel, en dehors du football, ne nous aide pas directement, mais on voit bien que le football est aussi devenu un élément de soft power pour certains acteurs, et qu’il est utilisé dans cette dimension politique. Cela nous laisse espérer que la Commission européenne prenne pleinement conscience, si ce n’est déjà fait, de la nécessité d’agir également sur ce terrain, et qu’elle s’aligne sur les principes inscrits dans les traités européens, la Charte de l’Union européenne et le droit européen.

C’est sur ces bases que nous sommes intervenus, notamment sur les questions de concurrence et de droit de la concurrence. Notre démarche est factuelle : nous demandons simplement l’application du droit. Après, il faut aussi rappeler que la Commission européenne n’a pas un pouvoir illimité : au mieux, elle peut valider une approche et demander ensuite au Conseil européen de s’en saisir.

FIFPRO Europe agit sur plusieurs fronts en parallèle…

C’est pour cette raison que, indépendamment des ligues, mais avec FIFPRO Europe et certains syndicats, nous avons engagé une autre démarche devant le tribunal de Bruxelles. Celle-ci repose davantage sur un cas juridique précis, lié aux mêmes problématiques, en particulier le calendrier, et à son impact sur les joueurs salariés en matière de charge de travail et de temps de repos.

Il s’agit donc d’une stratégie qui a été discutée avec les ligues et réfléchie collectivement. Les ligues ont souhaité rester sur la voie de la Commission européenne, et elles ont parfaitement compris notre démarche parallèle. Cette approche devait être double. D’un côté, avec les ligues, il s’agit de revenir à une forme de raison et à une discussion saine, audible et équilibrée pour l’ensemble de l’industrie du football, autour du calendrier.

Si personne ne souhaite s’emparer du sujet, si la dimension politique, financière ou géopolitique l’emporte, nous serons contraints de nous tourner vers la justice pour déterminer ce qui est légal ou non

De l’autre côté, il existe un moyen de pression supplémentaire porté par FIFPRO Europe et certains syndicats, qui emprunte un chemin juridique plus long, mais qui est réel. C’est aussi une manière de dire que, si personne ne souhaite réellement s’emparer du sujet, si la dimension politique, financière ou géopolitique l’emporte, alors nous serons contraints de nous tourner vers la justice pour déterminer ce qui est légal ou non.

Pour faire un parallèle — que je reconnais volontiers comme imparfait —, c’est un peu ce qui s’est passé avec l’arrêt Lassana Diarra. Nous avons essayé de trouver des solutions. Après la décision définitive rendue dans l’affaire Lassana Diarra, nous avons tenté de nous rapprocher de la FIFA pour trouver un compromis. Lassana Diarra ne souhaite pas que son nom soit associé, à terme, à un ”Bosman bis”. Il veut que l’on retienne avant tout sa carrière sportive, ce que je peux parfaitement comprendre au regard de ce qu’il a accompli sur le terrain.

Il ne faut pas que le sportif soit effacé derrière la décision juridique. Aujourd’hui, lorsque l’on tape ”Lassana Diarra” sur Internet, c’est l’arrêt Diarra qui ressort en premier, et c’est profondément regrettable. Cela signifie que le football passe au second plan. Lassana Diarra souhaitait trouver une solution et ne pas aller plus loin dans la procédure, mais la FIFA a refusé et ne l’a jamais rencontré. J’ai moi-même tenté d’obtenir un rendez-vous pour essayer de parvenir à un accord et mettre un terme à cette situation, sans succès.

À partir de là, nous avons été contraints de lancer ou de poursuivre des actions. Nous sommes un syndicat de joueurs et nous travaillons pour eux. Lorsqu’il n’y a pas de réponse à la suite d’un arrêt définitif concernant un joueur, nous n’avons pas d’autre choix que d’aller plus loin. Nous ne pouvons pas transiger, car nous devons rendre des comptes aux joueurs.

Dans l’arrêt Diarra, il est clairement indiqué qu’il faut trouver des solutions pour un nouveau règlement du système des transferts. Et je reste volontairement dans une dimension européenne : l’Europe représente environ 90 % du système des transferts en valeur financière. Les solutions doivent donc être trouvées en Europe.

La FIFA continue d’affirmer qu’elle va consulter tout le monde, puis décider seule et proposer un nouveau règlement sur le système des transferts des joueurs

Le juge a précisé que ces solutions doivent découler d’accords collectifs impliquant les différentes parties prenantes et non d’une décision unilatérale de la FIFA. C’est exactement ce que nous demandons. Bien entendu, il sera compliqué de parvenir à un accord entre les clubs, les ligues et les partenaires sociaux dans le cadre du dialogue social. Nous l’entendons, nous le comprenons et nous le respectons. Mais ce processus doit impérativement passer par ce chemin-là, et par aucun autre.

Aujourd’hui, la FIFA continue d’affirmer qu’elle va consulter tout le monde, puis décider seule et proposer un nouveau RSTP (Regulations on the Status and Transfer of Players), le règlement sur le système des transferts des joueurs. Pour nous, c’est inacceptable. En Europe, la Cour de justice de l’Union européenne a clairement indiqué que le football a la capacité, et même l’obligation, de procéder différemment.

Il est donc normal que nous nous battions. Nous ne sommes ni FIFPRO ni des syndicats qui souhaitent détruire le système, c’est faux. Nous voulons en discuter avec les clubs. Mais, comme pour le calendrier, ce n’est pas à la FIFA d’imposer des dates, et ensuite de dire aux autres : ”Nous avons développé nos compétitions, augmenté le nombre d’équipes ou de sélections participantes. Nous avons pris cette place sur le calendrier, débrouillez-vous avec le reste.”

Qu’en est-il des relations entre la FIFPRO et la FIFA ?

Il existe plusieurs niveaux. Il y a d’abord un niveau politique, au sommet de la FIFA et de la FIFPRO, c’est-à-dire entre les deux présidents, Gianni Infantino et Sergio Marchi. À ce niveau-là, le contact est aujourd’hui rompu.

Il y a eu des attaques personnelles et une dérive dans les échanges. Gianni Infantino a indiqué qu’il accepterait de discuter avec nous à condition que nous retirions nos plaintes, ce qui n’est ni entendable ni acceptable. Nous serions évidemment prêts à retirer nos plaintes une fois que des avancées concrètes auraient été obtenues. Encore une fois, le fait d’avoir recours à des plaintes profite surtout aux avocats, qui y gagnent beaucoup d’argent. Ce n’est pas une solution pour nous.

Notre intérêt est clair : travailler avec la FIFA, discuter avec la FIFA et trouver des solutions avec la FIFA, car, de toute façon, c’est aujourd’hui le seul cadre possible. Mais si la FIFA continue à prendre des décisions unilatérales, nous ne pouvons pas l’accepter. Tant qu’un véritable processus collectif ne sera pas mis en place, avec des décisions partagées, nous serons malheureusement contraints de continuer dans cette voie.

Au niveau politique, il n’y a donc plus de discussion à ce stade. Le contact est rompu, pas définitivement, mais il l’est aujourd’hui. En revanche, avec l’administration de la FIFA, le dialogue continue. Nous échangeons, nous travaillons, nous explorons des pistes.

Le contact est rompu, mais pas définitivement

Les administrations, des deux côtés, sont en capacité de faire des propositions au niveau politique. Encore faut-il que ces propositions soient validées. Si elles ne le sont pas, si elles n’obtiennent pas le feu vert des instances politiques, il sera très difficile d’avancer. C’est la situation actuelle.

Pour terminer, et en réponse à ce blocage, comme nous n’avons pas cédé sur un point fondamental — à savoir le refus des propositions unilatérales de la FIFA —, celle-ci a rassemblé un certain nombre d’organisations se présentant comme représentatives des joueurs. La majorité d’entre elles ne font d’ailleurs pas partie de la FIFPRO, et leur représentativité est, selon nous, discutable. Je tiens à le souligner : certaines personnes impliquées ont même été suspendues de la FIFPRO pour des manquements aux règles internes, notamment en matière de gestion financière ou de représentation des joueurs.

Les joueurs veulent-ils une organisation indépendante, structurellement du côté des joueurs, ou une représentation montée, organisée et financée par la FIFA

Concrètement, la FIFA reproduit ce qu’elle a déjà fait avec les agents : lorsque ces derniers ont contesté certaines décisions, la FIFA a encouragé, voire soutenu, la création d’une organisation parallèle, possiblement avec un soutien financier, afin de justifier le fait qu’elle dialoguait avec des représentants. Aujourd’hui, elle tente la même chose avec les joueurs. Pour nous, ce n’est pas acceptable.

Le message que nous adressons aux joueurs est simple : qu’est-ce que vous voulez ? Être défendus ? Défendre les joueurs ne signifie pas systématiquement attaquer, cela signifie surtout porter leur voix à travers une représentation indépendante, comme la FIFPRO, qui est financièrement autonome et qui représente réellement les joueurs en termes d’adhésions. En Europe, par exemple, 38 syndicats sur 55 pays sont membres de la FIFPRO.

La question est donc la suivante : voulez-vous une organisation indépendante, structurellement du côté des joueurs, ou une représentation montée, organisée et financée par la FIFA ?

Lorsqu’on est sous pression, ou sous dépendance financière de la FIFA, on n’a pas la même capacité à se défendre

C’est là l’enjeu central. Les joueurs doivent comprendre que ces organisations ne seront ni efficaces ni équilibrées. Elles iront nécessairement dans le sens de décisions unilatérales, comme on le voit déjà dans certaines fédérations ou confédérations. Nous en avons eu des exemples récents, notamment avec la Coupe d’Afrique des Nations.

Lorsqu’on est sous pression ou sous dépendance financière de la FIFA, on n’a pas la même capacité à se défendre ni à faire valoir ses droits que lorsqu’on est indépendant. C’est tout le sujet.

Quel est votre regard sur la saison 2025-26 ?

Nous disposons de données très solides. Cela fait six ans que nous menons des études sur la charge de travail des joueurs. Ce que nous constatons, c’est une escalade continue de blessures, avec une volonté permanente de développer les compétitions internationales. L’impact est évident.

Nous parlons souvent de l’élite, et c’est normal : c’est à partir des top joueurs que l’alerte a été lancée, puisque nous les représentons. Mais cette problématique concerne en réalité tous les joueurs et a un impact sur l’ensemble de l’industrie du football. Si l’on se concentre uniquement sur les blessures, on constate qu’elles sont de plus en plus nombreuses. Surtout, cela affaiblit le spectacle.

Les deux derniers lauréats ont été très peu présents sur les pelouses dans la continuité immédiate de leur titre, ce qui est assez significatif

On a vu récemment des Ballons d’Or absents des terrains pendant de très longues périodes, parfois plusieurs mois. Les deux derniers lauréats (l’Espagnol Rodri en 2024 et le Français Ousmane Dembélé en 2025) ont été très peu présents sur les pelouses dans la continuité immédiate de leur titre, ce qui est assez significatif. Ce sont des joueurs qui ont énormément joué pour atteindre ce niveau d’excellence, puisqu’il faut briller sur tous les tableaux pour remporter un Ballon d’Or. Et ils en payent le prix.

Si l’on prend un exemple plus concret, restons en France avec le Paris Saint-Germain. C’est sans doute l’un des clubs les plus compétents, avec les moyens les plus importants en matière de récupération et de prévention des blessures. C’est probablement ce qui se fait de mieux au monde, avec des infrastructures, un staff médical, un centre de performance comme Aspetar (classé ”centre médical d’excellence” par la FIFA et installé à Doha, au Qatar), et un entraîneur qui fait régulièrement tourner son effectif.

Nasser Al-Khelaïfi fait tout ce qui est possible pour protéger ses joueurs, mais le calendrier ne le permet pas

Malgré cela, cette saison, le club a respecté le temps de repos des joueurs. Ils ont eu trois semaines, voire un peu plus, entre les deux saisons. En revanche, ce qui leur a manqué, c’est une véritable préparation. Après quatre ou cinq jours seulement, ils disputaient déjà un match très important et remportaient un nouveau trophée (la Supercoupe d’Europe, le 13/08/2025). Forcément, le contrecoup arrive ensuite.

C’est la démonstration que même les clubs de très haut niveau, qui font tout pour protéger leurs joueurs, se retrouvent contraints par le calendrier. J’échange régulièrement avec Nasser Al-Khelaïfi sur ces sujets. Le président du Paris SG, président également de l’EFC, en est pleinement conscient et fait tout ce qui est possible pour protéger ses joueurs, mais le calendrier ne le permet pas.

On pourrait dire qu’il n’avait qu’à refuser la Coupe du monde des clubs. Mais refuser, c’est potentiellement renoncer à près de 100 M€ en trois ou quatre semaines, au profit d’autres clubs. C’est précisément pour cela que notre plainte porte sur le droit de la concurrence. Il ne s’agit pas de faire le procès du Paris Saint-Germain. L’objectif est de trouver des solutions avec les clubs, et c’est là que la responsabilité de la FIFA est engagée.

Nous devons trouver des solutions collectives, comme pour le système des transferts, avant tout avec les clubs, puisque ce sont eux qui emploient et rémunèrent les joueurs. Sinon, la prochaine victime sera la sélection nationale. En France, il n’existe pas d’obligation absolue de libération des joueurs, et les fenêtres internationales ont déjà été réduites. Les clubs, qui paient les joueurs, n’accepteront pas indéfiniment qu’ils disputent toujours plus de matches.

Avant d’arriver à une confrontation ouverte, qui serait profondément malsaine, on voit déjà apparaître des situations délicates : des joueurs subissent des pressions implicites, avec des discours du type ”repose-toi”, ”déclare une petite douleur”. Nous y sommes déjà.

Dans ces conditions, l’équilibre du système pyramidal est menacé. On critique souvent l’argent en disant qu’il tue le football, mais c’est aussi ce qui le fait vivre. Le football amateur dépend de cet argent. Les fédérations aussi. Si, demain, en France, des joueurs comme Ousmane Dembélé, Kylian Mbappé, Aurélien Tchouaméni ou Désiré Doué passent de 10 ou 12 matches internationaux par saison à quatre ou six, le contrat avec Nike, aujourd’hui autour de 100 M€, chuterait à 60 ou 40 M€. L’équilibre économique ne sera plus le même.

Le football professionnel a besoin du football amateur pour former les joueurs. Et malgré tout, tout le monde nous envie en France pour notre capacité de formation. Il faut donc protéger les clubs formateurs et travailler avec eux.

Si le système pyramidal ne redistribue plus du sommet vers la base, il explosera

En tant que représentant des joueurs, j’assume pleinement cette posture. Mais si le système pyramidal ne redistribue plus du sommet vers la base, il explosera. L’alternative serait un modèle de type Superligue ou ligue fermée, comme en Angleterre ou aux États-Unis. Or ce modèle n’est pas transposable en Europe : aux États-Unis, la formation est assurée par les universités, ce qui n’existe ni en France ni en Europe.

On ne peut pas importer uniquement les éléments qui nous arrangent du modèle américain sans en assumer l’ensemble. C’est ce que j’essaie d’expliquer depuis longtemps. Dire que l’on veut créer une ”Premier League à la française” est réducteur et intellectuellement malhonnête. Qu’est-ce qu’une Premier League ? Le système de gouvernance est spécifique, le rôle des joueurs est différent, il existe un droit de veto via certaines commissions, et surtout des contreparties ont été négociées dans le passé, notamment sur le système des transferts.

On ne peut pas extraire un élément sans considérer l’ensemble du modèle. La France a des atouts, des qualités, un vrai savoir-faire. Mais il faut travailler collectivement. Or aujourd’hui, le football français, et en particulier les clubs, n’ont jamais été aussi divisés. C’est ce qui nous affaiblit depuis plusieurs années et nous empêche de prendre les bonnes décisions dans l’intérêt général.

L’idée d’un boycott de la Coupe du monde 2026 est-elle évoquée chez les joueurs ?

La question ne se pose même pas du côté des joueurs. Ils n’en ont ni la capacité ni la possibilité, tout simplement parce que s’ils ne participent pas, ils sont suspendus. Les fédérations, de la même manière, ne peuvent pas parler de boycott de la Coupe du monde, car cela entraînerait également des sanctions.

C’est grâce à ces revenus que la FFF finance le football amateur

Si l’on reste en France, je ne sais pas combien de centaines de millions d’euros génèrent une Coupe du monde ou un Euro, mais ce sont ces compétitions qui font vivre, en grande partie, la Fédération Française de Football. C’est grâce à ces revenus qu’elle peut financer le football amateur. Dès lors, quelle que soit la position personnelle du président de la Fédération Française de Football, même s’il n’était pas en accord avec ce qui est en train de se passer, il n’aurait pas la capacité de dire que la France n’ira pas à la Coupe du monde ou que l’équipe de France boycottera la compétition. Une telle décision mettrait en danger l’ensemble du football français.

La vraie question n’est donc pas de savoir s’il faut ou non boycotter. Un boycott n’est tout simplement pas possible. Le football ne peut pas se boycotter ainsi. En revanche, la responsabilité peut exister à un autre niveau.

Lorsque je parle de politique, je parle du président de la République française (Emmanuel Macron). Lui a le pouvoir de dire au président de la FFF qu’il ne souhaite pas que la Fédération participe à une compétition, comme la Coupe du monde, pour des raisons politiques. Dans ce cas précis, cela devient possible, parce que l’État délègue une mission de service public aux fédérations sportives.

Il ne faut donc pas déplacer la pression ou faire peser cette responsabilité sur le président de la FFF. Il n’en a ni la capacité ni le pouvoir. Et surtout, il mettrait en danger sa fédération et l’ensemble du football français s’il prenait seul une telle décision. La responsabilité se situe au plus haut niveau de l’État, c’est là que le sujet se joue, pas ailleurs.

Le reste relève davantage de jeux politiques. On le voit avec certaines annonces, que ce soit celles de Donald Trump ou de Gianni Infantino, lorsqu’ils parlent de centaines de millions de demandes de billets, avant parfois de revenir en arrière. Ce sont des postures et des stratégies politiques malsaines, qui inquiètent tout le monde.

Surtout, elles traduisent une absence de volonté de dialogue. Il s’agit d’imposer, de contraindre, de forcer les acteurs à accepter des décisions unilatérales. Et ce type de fonctionnement, en termes politiques, porte un nom : celui de la dictature.

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