Adhésions: les joueurs persistent et les joueuses signent!
Posté le 11.02.2026 à 11h54Il y a un an, l’UNFP annonçait fièrement – mais oui ! – le record historique de son taux d’adhésions porté à 94,89 pour cent des footballeurs professionnels de Ligue 1 McDonald’s, de Ligue 2 BKT et du National pour la saison 2024-2025.
Et les exercices, comme depuis une quinzaine d’années – période Covid exceptée…-, se suivent et se ressemblent puisque ce sont 93,43 pour cent des pros évoluant en France qui ont accordé leur confiance à notre syndicat, propulsant la saison actuelle au deuxième rang de notre classement, ce qui témoigne aussi de l’engagement d’une profession tout entière…
« Nous continuons, se félicite David Terrier, le président de l’UNFP, à récolter les fruits des choix que nous avons effectués il y a de longues années déjà en plaçant la proximité avec les joueurs au premier plan de notre travail quotidien. C’est la marque UNFP, c’est aussi notre force que d’être ainsi régulièrement au contact des joueurs, sur le terrain. Et pour maintenir et même accentuer notre présence dans les clubs, nous avons, il y a deux ans, porté à huit le nombre des délégués régionaux dont c’est la mission au quotidien. Nous nous sommes donné les moyens d’atteindre les objectifs que nous nous étions fixés et les taux d’adhésion records de ces deux dernières saisons nous confortent dans nos choix…»
Si le service des Délégués régionaux compte huit salariés, deux d’entre eux sont particulièrement destinés au football au féminin, inscrit comme une priorité à l’UNFP, voilà quelques années déjà.
« Nous avons, explique Fabien Safanjon, vice-président de l’UNFP en charge du football au féminin, appliqué les mêmes recettes en étant présents le plus possible à côté des joueuses, pour les écouter, pour comprendre leur problème, pour chercher, avec elles, les meilleures solutions possibles. Et nous sommes fiers d’annoncer, pour la première fois, le taux de syndicalisation des féminines évoluant en France qui s’élève à 73,5 pour cent en Arkema Première Ligue et en Seconde Ligue. Voilà qui témoigne et récompense le travail que nous avons effectué ces dernières années… »
Besoin de se sentir protégés !
Mais si la politique générale et l’organisation mise en place pour la mener au mieux comptent énormément dans ces résultats, plus que probants, chez les hommes comme chez les femmes, ils doivent aussi être raccrochés à la situation économique et aux incertitudes sociales qui pèsent sur l’industrie du football professionnel en France…
« Les joueurs, comme les joueuses, ressentent le besoin de rejoindre l’UNFP, conscients que notre mission première, c’est d’agir pour leur bien, de défendre leurs droits et leurs intérêts et de les protéger contre toutes les dérives, toutes les remises en cause de la Charte du football professionnel d’un côté, toutes les attaques contre leurs statuts de l’autre. »
Et à ces propos de David Terrier, Fabien Safanjon ajoute : « C’est aussi avec l’espoir de voir l’accord collectif bientôt signé, alors que nous y travaillons depuis bien trop longtemps, que les filles s’engagent, qu’elles nous donnent la légitimité que personne d’ailleurs n’oserait nous contester. 73,5 pour cent, ce n’est pas rien. C’est même un message fort qu’elles envoient avec nous aux dirigeants… »