Conventions collectives : les réactions de l’UNFP
Posté le 25.06.2026 à 20h31Après la signature de la Convention Collective du Football Professionnel Féminin et de la Convention Collective du Football Professionnel Fédéral applicable à la Ligue 3, David Terrier, Fabien Safanjon et Eugénie Le Sommer reviennent sur la portée de ces accords. Trois regards, une même conviction : ces textes ne sont pas un aboutissement, mais un point de départ.

David Terrier, président de l’UNFP, replace ces accords dans une dynamique plus large, du dialogue social français jusqu’aux récents accords internationaux UEFA–FIFPRO et FIFA–FIFPRO.
« La signature de ces accords collectifs est une excellente nouvelle pour l’ensemble du football professionnel français. Elle démontre que le dialogue social n’est pas seulement un outil de régulation, mais un véritable levier de progrès et de transformation pour notre secteur.
Dans un contexte où les enjeux sportifs, économiques et disciplinaires sont de plus en plus complexes, la capacité des partenaires sociaux a construire des solutions communes doit rester la pierre angulaire de notre modèle. Une conviction désormais partagée au niveau international, comme en témoignent les accords conclus entre l’UEFA et la FIFPRO Europe, puis entre la FIFA et la FIFPRO.
En privilégiant la concertation et la recherche d’intérêts communs, nous renforçons à la fois la protection des acteurs, la stabilité des compétitions et leur attractivité. C’est aussi un message fort adressé aux partenaires commerciaux et aux investisseurs : celui d’un football capable de s’organiser collectivement pour construire un avenir durable.
Je salue l’engagement de toutes les parties qui ont contribué à ces accords, une étape importante pour le développement et la crédibilité de nos compétitions. »

Fabien Safanjon, vice-président de l’UNFP, s’adresse directement aux joueuses et aux joueurs.
« Je veux d’abord m’adresser aux joueuses et aux joueurs concernés : ces accords sont les vôtres. Ils ont demandé du temps, parce que sécuriser une carrière ne s’improvise pas et mérite qu’on aille au bout des choses. Mais nous y sommes, et vous disposez aujourd’hui d’un cadre qui protège votre métier, vos droits et votre avenir.
Pour autant, une convention collective n’est jamais un point d’arrivée. C’est un point de départ. Ces textes devront vivre, s’ajuster aux réalités du terrain et s’enrichir au fil du temps, dans le même esprit de dialogue qui a permis de les construire.
Si nous avons pu mener ces négociations à leur terme, c’est grâce à la confiance bâtie avec les joueuses et les joueurs, saison après saison. C’est elle qui donne sa force à notre parole et rend possible un dialogue social à la hauteur des enjeux. Et c’est elle qui nous engage, aujourd’hui comme demain, à faire vivre ces droits et à veiller à leur application. »

Eugénie Le Sommer, secrétaire générale de l’UNFP, porte la voix des footballeuses et de trois années de combat.
« Cette convention est l’aboutissement de trois années de travail. C’est une immense fierté de la voir entrer aujourd’hui en vigueur. Même à des milliers de kilomètres, je n’ai jamais cessé de suivre ce dossier, parce qu’il touche à quelque chose d’essentiel : la reconnaissance de notre métier.
Pendant trop longtemps, les footballeuses ont évolué sans véritable cadre collectif pour protéger leurs droits. Désormais, toutes les joueuses de nos championnats bénéficieront
d’un socle commun de garanties, quels que soient leur club ou leur parcours.
Je me réjouis de ce que cette convention représente pour celles qui jouent aujourd’hui, mais aussi pour toutes celles qui rêvent de devenir professionnelles. Elles évolueront dans un football qui reconnaît pleinement leur statut et leur engagement.
Cette convention n’est pas une fin en soi. Elle est début d’une aventure qu’il nous faudra construire ensemble, faire vivre et améliorer saison après saison.
C’était notre combat, c’est désormais notre point de départ. »