La rentrée de l’UNFP a débuté sur le terrain

Posté le 17.07.2026 à 16h53

Entre l’AJ Auxerre, Fleury, Marseille et Saint-Étienne, les équipes de l’UNFP ont lancé leur tournée de rentrée. 

Les tournées de rentrée de l’UNFP ont démarré cette semaine, avec un calendrier chargé qui dit beaucoup de la diversité des publics que le syndicat accompagne au quotidien.

À Auxerre, place aux joueurs professionnels de l’élite. Devant eux, Fabien Safanjon, vice-président de l’UNFP, et Cédric Cambon, délégué régional, ont ouvert le bal, en rappelant de ce qu’est l’UNFP et ce qu’elle pèse aujourd’hui : plus de 60 ans d’existence, 95% d’adhésion chez les footballeurs pros.

Il ont ensuite fait un tour des lieux de l’actualité politique à l’échelle mondiale, qui traverse une période de mutations profondes où la voix des joueurs compte désormais à tous les étages.

La refonte de la Charte du football professionnel côté national, l’accord FIFPro-FIFA et l’arrivée des représentants des joueurs au Comité exécutif de l’UEFA côté international : autant de dossiers portés en partie par l’UNFP.

À Fleury, l’échange visait un public inédit : la toute première génération de joueurs de la nouvelle Ligue 3. Une convention collective vient d’être signée pour ce championnat qui n’existait pas il y a encore quelques mois, et il fallait la leur présenter dans le détail, garanties sociales, salaires minimums, formation, droit d’image.

Un vestiaire où tout, ou presque, restait à écrire, et où les joueurs présents ont pu mesurer qu’ils ne sont pas de simples spectateurs de cette construction, mais bien les premiers concernés.

Direction ensuite les centres de formation de l’AJA, de l’Olympique de Marseille et de l’AS Saint-Étienne, où le ton change encore.

Face à des jeunes en formation, et leur parents à Auxerre, il s’agit d’abord d’expliquer ce qu’est un syndicat, avant d’entrer dans le concret : protection juridique, assurance collective, accompagnement psychologique via le dispositif « C dans la tête ».

Une large place est aussi laissée aux risques du métier, discriminations, dopage, réseaux sociaux, paris sportifs, et à un rappel qui fait souvent son effet : moins de 20% des joueurs de centre de formation signeront un jour un contrat professionnel. De quoi insister, sans dramatiser, sur l’importance de continuer à se former en parallèle du foot.

Trois publics, trois discours, une même conviction : l’UNFP doit être présente partout où se joue l’avenir des footballeurs, du centre de formation jusqu’au plus haut niveau.

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